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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Mexique : Un &#201;tat d&#233;faillant ?</title>
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		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le massacre des &#233;tudiants d'Ayotzinapa, danse macabre &#224; la mexicaine ou froide v&#233;rit&#233; d'un capitalisme extr&#234;me ? Un &#201;tat qui brade syst&#233;matiquement les richesses au nom de la libre entreprise ne peut qu'&#234;tre investi et corrompu par le tr&#232;s entreprenant crime organis&#233;. La peau du visage et les yeux arrach&#233;s de Julio C&#233;sar Mondrag&#243;n, &#233;corch&#233; vif, sont devenus la m&#233;taphore sanglante d'un Mexique qui s'enfonce dans l'horreur. Le 26&#8200;septembre, la police municipale de la petite ville d'Iguala (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le massacre des &#233;tudiants d'Ayotzinapa, danse macabre &#224; la mexicaine ou froide v&#233;rit&#233; d'un capitalisme extr&#234;me ? Un &#201;tat qui brade syst&#233;matiquement les richesses au nom de la libre entreprise ne peut qu'&#234;tre investi et corrompu par le tr&#232;s entreprenant crime organis&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La peau du visage et les yeux arrach&#233;s de Julio C&#233;sar Mondrag&#243;n, &#233;corch&#233; vif, sont devenus la m&#233;taphore sanglante d'un Mexique qui s'enfonce dans l'horreur. Le 26&#8200;septembre, la police municipale de la petite ville d'Iguala (&#233;tat du Guerrero) a ouvert le feu sur des &#233;tudiants d&#233;sarm&#233;s, tuant six personnes&#8200;&#8211;&#8200;dont Julio C&#233;sar. L'assaut a &#233;t&#233; men&#233; en deux temps, &#224; deux heures d'intervalle. Puis, la nuit est tomb&#233;e sur l'identit&#233; des tueurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1310 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH522/p05-mexique-6950f.jpg?1782651446' width='400' height='522' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;mi.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce soir-l&#224;, pas moins de quarante-trois normaliens de l'&#233;cole rurale d'Ayotzinapa ont disparu dans la nature apr&#232;s avoir &#233;t&#233; embarqu&#233;s dans des v&#233;hicules de police. Deux mois plus tard, personne ne sait avec certitude ce qu'ils sont devenus. L'attitude d&#233;sinvolte des autorit&#233;s scandalise. Le pr&#233;sident de la R&#233;publique aura mis quatre jours &#224; r&#233;agir. Le minist&#232;re de la Justice a tard&#233; plus d'une semaine &#224; s'emparer de l'affaire. Les soldats de la caserne situ&#233;e &#224; quelques m&#232;tres des lieux de la fusillade n'ont pas bronch&#233;&#8200;&#8211;&#8200;pire, ils ont interdit aux jeunes de se r&#233;fugier dans l'enceinte. Pendant ce temps, leur chef, le colonel Aranda, sp&#233;cialiste du renseignement militaire et de la lutte contre le narcotrafic, &#233;tait convi&#233; &#224; une sauterie pr&#233;-&#233;lectorale organis&#233;e par l'&#233;pouse du maire, qui pr&#233;tendait succ&#233;der &#224; son mari &#224; la t&#234;te de la ville. &#171; &lt;i&gt;Je n'ai rien entendu, &#224; cette heure-l&#224; je dansais&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clarera l'&#233;dile, Jos&#233; Luis Abarca, deux jours avant de s'enfuir avec sa femme&#8200;&#8211; dont les fr&#232;res s'av&#232;rent &#234;tre des capos du cartel Guerreros Unidos&#8230; Le gouverneur de l'&#233;tat a propos&#233; d'indemniser les proches des disparus, juste avant qu'une foule en col&#232;re de profs, de parents et d'&#233;l&#232;ves ne mette le feu &#224; son palais, puis au parlement local. Sympt&#244;me de la m&#233;fiance envers le pouvoir, les premi&#232;res fouilles pour retrouver les cadavres des jeunes ont &#233;t&#233; men&#233;es par les membres d'une &#171; police communautaire &#187;, regroupement arm&#233; sous contr&#244;le populaire permettant aux villages de se d&#233;fendre contre des d&#233;linquants souvent prot&#233;g&#233;s par la police de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours officiel cherche &#224; r&#233;duire &#171; le cas Iguala &#187; &#224; un fait-divers. Une trentaine de flics municipaux ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s, ainsi que quelques sbires de la mafia, puis le maire et sa femme. Le gouverneur a &#233;t&#233; d&#233;mis de ses fonctions. Les fusibles sautent les uns apr&#232;s les autres, mais tous les soup&#231;ons pointent en direction de l'&#201;tat. Le maire d'Iguala, commer&#231;ant bijoutier devenu subitement riche, poss&#233;dait un centre commercial construit sur un terrain appartenant &#224; l'arm&#233;e. Il a &#233;t&#233; accus&#233; par un t&#233;moin rescap&#233; d'avoir, au printemps 2013, fait enlever, puis tu&#233; de ses mains, le chef de l'opposition municipale&#8200;&#8211;&#8200;mais aucune enqu&#234;te n'avait &#233;t&#233; diligent&#233;e jusque-l&#224;&#8230; Un mois apr&#232;s les faits, le procureur de la R&#233;publique a jet&#233; en p&#226;ture &#224; l'opinion trois paum&#233;s &#224; la solde du cartel Guerreros Unidos, qui auraient avou&#233; avoir ex&#233;cut&#233; puis incin&#233;r&#233; les quarante-trois &#233;tudiants livr&#233;s par la police municipale. Au pied d'une d&#233;charge publique, un b&#251;cher aliment&#233; pendant plus de quinze heures sous une pluie battante aurait consum&#233; jusqu'aux os et aux dents des victimes, puis les cendres dispers&#233;es dans une rivi&#232;re&#8230; &#8211; un boulot de sp&#233;cialistes. Des jeunes survivants contredisent cette version digne d'un mauvais feuilleton t&#233;l&#233;vis&#233;. &#171; &lt;i&gt;Qui sont les experts en disparition ? Les militaires ! &lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clare Omar, un normalien ayant &#233;chapp&#233; au massacre. &#171; &lt;i&gt;C'est l'&#201;tat !&lt;/i&gt; &#187;, clamaient les centaines de milliers de manifestants qui ont d&#233;ferl&#233; le 20&#8200;novembre sur le palais pr&#233;sidentiel, &#224; Mexico. Des d&#233;put&#233;s d'opposition r&#233;clament une investigation sur l'attitude de l'arm&#233;e ce jour-l&#224;. &#171; &lt;i&gt;Ce sont bien des policiers qui ont emmen&#233; nos enfants&lt;/i&gt; &#187;, ont lanc&#233; les proches au pr&#233;sident de la R&#233;publique, livide. Une m&#232;re de disparu l'a dit tout haut : &#171; &lt;i&gt;Si le crime organis&#233; les avait enlev&#233;s, on aurait d&#233;j&#224; retrouv&#233; leurs corps. Mais c'est le gouvernement qui les a emport&#233;s, et c'est le gouvernement qui sait o&#249; ils se trouvent ! &lt;/i&gt; &#187; Un oncle de Julio C&#233;sar enfon&#231;ait le clou face cam&#233;ra : &#171; &lt;i&gt;C'est un crime d'&#201;tat.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1970, la sale guerre men&#233;e par l'arm&#233;e mexicaine contre les gu&#233;rillas surgies apr&#232;s le massacre&#8200;&#8211; par l'arm&#233;e&#8200;&#8211; des &#233;tudiants du 2 octobre&#8200;1968&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Elena Poniatowska, La Nuit de Tlatelolco, Histoire orale d'un massacre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; avait syst&#233;matis&#233; les rafles, les rapts, la torture, les corps jet&#233;s &#224; la mer depuis des h&#233;licopt&#232;res&#8230; Au Guerrero, o&#249; l'on a recens&#233; plus de la moiti&#233; des centaines de disparitions et ex&#233;cutions extra-judiciaires de cette &#233;poque-l&#224;&#8200;&#8211; toutes rest&#233;es impunies&#8200;&#8211;, les deux chefs gu&#233;rilleros les plus populaires &#233;taient les instituteurs Lucio Caba&#241;as et Genaro V&#225;zquez, tout deux sortis de l'&#233;cole d'Ayotzinapa. H&#233;ritage de la r&#233;volution mexicaine, les &#233;coles normales rurales forment des fils et filles de paysans, mais les gouvernements successifs leur coupent de plus en plus les vivres. C'est pour exiger plus de moyens que les normaliens d'Ayotzinapa s'&#233;taient rendus &#224; Iguala le 26 septembre. Le 27&#8200;e bataillon d'Iguala est connu depuis les ann&#233;es 1970 pour les atrocit&#233;s commises contre des civils. Encore en mars 2010, six jeunes ont disparu apr&#232;s &#234;tre pass&#233;s entre les mains des soldats. Omar, le normalien survivant, a t&#233;moign&#233; de l'attitude mena&#231;ante de ceux-ci envers les &#233;tudiants fuyant la fusillade du 26 septembre : &#171; &lt;i&gt; Ils nous ont malmen&#233;s, insult&#233;s et menac&#233;s de disparition.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Quelques jours apr&#232;s les faits, une &#171; narco-banderole &#187; apparut accroch&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin dernier, &#224; Tlatlaya, l'arm&#233;e a exhib&#233; vingt-deux cadavres de suppos&#233;s d&#233;linquants &#171; &lt;i&gt;morts lors d'un affrontement avec les soldats&lt;/i&gt; &#187;, mais, selon une survivante, ex&#233;cut&#233;s sommairement. Le 27&#8200;novembre, onze corps d&#233;capit&#233;s et calcin&#233;s ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s dans un foss&#233; pr&#232;s d'Ayotzinapa. Le narcotrafic et son corollaire institutionnel &#8211;&#8200;baptis&#233; &#171; narco-&#201;tat &#187;&#8200;&#8211;&#8200;mettent en sc&#232;ne une version gore de la strat&#233;gie du choc. Pr&#232;s de 67&#8200;% des municipalit&#233;s mexicaines seraient infiltr&#233;es par le narco-trafic. Le Guerrero n'est plus seulement un lieu de transit pour la coca&#239;ne sud-am&#233;ricaine, mais produit aussi du cannabis et du pavot&#8200;&#8211; plus de 60&#8200;% des 325&#8200;tonnes d'opium export&#233;es annuellement du Mexique selon les estimations de l'ONU. Les paysans des montagnes indig&#232;nes, affam&#233;s par les politiques ultralib&#233;rales, sont souvent recrut&#233;s par les trafiquants. Le cartel &#173;Guerreros Unidos fournirait en stup&#233;fiants toute la ville de Chicago.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos&#233; M&#250;jica, pr&#233;sident de l'Uruguay, a d&#233;clar&#233; que le Mexique ressemblait de plus en plus &#224; un &#201;tat &#171; &lt;i&gt;failli&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;failed state&lt;/i&gt; en anglais), comme la Colombie, la Somalie, l'Irak&#8230;&#8200;&#8211; et le Mexique est bien plac&#233; pour savoir que son voisin du nord a toujours des vues sur ce genre d'&#201;tat en d&#233;liquescence. Washington propose son aide dans l'investigation du crime, mais c'est le march&#233; US de la drogue &#8211;&#8200;comme celui des armes&#8200;&#8211;&#8200;qui sert de carburant &#224; cet incendie. Vendredi 28&#8200;novembre, le t&#233;l&#233;g&#233;nique pr&#233;sident Pe&#241;a Nieto a os&#233; r&#233;cup&#233;rer le slogan des manifestants : &#171; &lt;i&gt;Nous sommes tous Ayotzinapa !&lt;/i&gt; &#187; Avec &#224; ses c&#244;t&#233;s le chef des arm&#233;es, il a &#233;galement menac&#233; d'utiliser la force contre ceux qui protestent&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette menace a &#233;t&#233; mise en pratique par les militaires qui, le 28&#8200;novembre, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Sur le terrain, la &#171; guerre au narco &#187; initi&#233;e par son pr&#233;d&#233;cesseur, Felipe Calder&#243;n, fait des dizaines de milliers de victimes. Le &#171; narco-&#201;tat &#187; est un syst&#232;me o&#249; l'int&#233;r&#234;t priv&#233;, mafieux ou non, cherche &#224; briser tout lien social autonome&#8200;&#8211;&#8200;dynamique &#224; l'&#339;uvre partout dans le monde, mais ici pouss&#233;e &#224; l'extr&#234;me. Cependant, au pays des zapatistes, de la commune d'Oaxaca, des luttes de p&#234;cheurs et paysans zapot&#232;ques contre les parcs &#233;oliens, des polices et de la justice communautaires et des traditions assembl&#233;istes indig&#232;nes, la question sociale, elle, n'est pas d&#233;faillante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire Elena Poniatowska, &lt;i&gt;La Nuit de Tlatelolco, Histoire orale d'un massacre d'&#201;tat&lt;/i&gt;, &#233;ditions CMDE, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Quelques jours apr&#232;s les faits, une &#171; narco-banderole &#187; apparut accroch&#233;e aux grilles de la facult&#233; de Chilpancingo, &#224; deux pas d'une caserne, o&#249; un certain El&#8200;Gil,&#8200;seconde gachette des&#8200;Guerreros Unidos, accusait nomm&#233;ment deux officiers du 27 e bataillon d'Iguala d'avoir particip&#233; &#224; la disparition des &#233;tudiants. Lire &#224; ce propos Luis Hern&#225;ndez Navarro, &#171; La matanza de Iguala y el ej&#233;rcito &#187;, sur le site :
&lt;a href=&#034;https://www.jornada.unam.mx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.jornada.unam.mx&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cette menace a &#233;t&#233; mise en pratique par les militaires qui, le 28&#8200;novembre,&#8200;ont p&#233;n&#233;tr&#233; sur le campus de&#8200;Coahuila&#8200;&#224;&#8200;la recherche d'activistes pro-Ayotzinapa. Le&#8200;14 novembre, des policiers en civil avaient bless&#233; par balle un &#233;tudiant &#224; Mexico.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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