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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Avenue Ibrahim-Ali : le poing final</title>
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		<dc:creator>Enzo Serna</dc:creator>


		<dc:subject>Yohanne Lamoul&#232;re</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Vingt-six ans apr&#232;s le meurtre raciste et l&#226;che d'un jeune Marseillais de 17 ans par des colleurs d'affiches du Front national, une avenue porte enfin le nom de la victime, rappelant l'id&#233;ologie criminelle de ce parti et les complicit&#233;s dont il ne cesse de b&#233;n&#233;ficier. &#171; Le combat continue, le combat continue, le combat continue&#8230; &#187; Le micro dress&#233; au bout du poing, sur la petite sc&#232;ne mont&#233;e &#224; la h&#226;te au bord de ce qui s'appelait hier encore l'avenue des Aygalades, Soly Mba&#233; termine son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no196-mars-2021" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;196 (mars 2021)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-56" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vingt-six ans apr&#232;s le meurtre raciste et l&#226;che d'un jeune Marseillais de 17 ans par des colleurs d'affiches du Front national, une avenue porte enfin le nom de la victime, rappelant l'id&#233;ologie criminelle de ce parti et les complicit&#233;s dont il ne cesse de b&#233;n&#233;ficier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3593 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;68&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH500/-1736-2f9d4.jpg?1768908226' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Rassemblement pour Ibrahim Ali, Marseille, 2015.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Yohanne Lamoul&#232;re
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Le combat continue, le combat continue, le combat continue&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Le micro dress&#233; au bout du poing, sur la petite sc&#232;ne mont&#233;e &#224; la h&#226;te au bord de ce qui s'appelait hier encore l'avenue des Aygalades, Soly Mba&#233; termine son discours devant quelques centaines de personnes et un parterre d'&#233;lus. Dans ce coin des quartiers nord de Marseille, jamais ils n'avaient &#233;t&#233; aussi nombreux &#224; assister &#224; la comm&#233;moration annuelle du meurtre d'Ibrahim Ali, tomb&#233; ici m&#234;me d'une balle dans le dos le 21 f&#233;vrier 1995. Mais cette ann&#233;e, micros et cam&#233;ras sont l&#224; pour rendre compte d'une c&#233;r&#233;monie au doux parfum de victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier rang, on trouve le nouveau maire de Marseille, Beno&#238;t Payan (PS), venu r&#233;parer un d&#233;ni historique en inaugurant &#171; &lt;i&gt;l'avenue Ibrahim-Ali&lt;/i&gt; &#187; et s'offrir &#224; bon compte une l&#233;gitimit&#233; dans ces quartiers oubli&#233;s par ses pr&#233;d&#233;cesseurs et parfois ex-camarades socialistes. &#171; &lt;i&gt;Ibrahim Ali est mort du racisme. Ce crime n'est pas le fruit du hasard, il est la cons&#233;quence d'une construction politique. Le racisme tue, il a tu&#233; Ibrahim Ali comme il a tu&#233; Brahim Bouarram, jet&#233; dans la Seine la m&#234;me ann&#233;e en marge d'un rassemblement du Front national&lt;/i&gt; &#187;, rappelle Payan, qui reconna&#238;t volontiers que la pose de cette plaque, promesse de campagne de son &#233;curie multipartiste, le Printemps marseillais, relevait d'une &#171; &lt;i&gt;responsabilit&#233; politique et d'un devoir moral&lt;/i&gt; &#187;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a vingt-six ans, Soly Mba&#233; &#233;tait membre du m&#234;me groupe de rap qu'Ibrahim Ali, B.Vice. En ce dimanche ensoleill&#233; de f&#233;vrier 2021, il en appelle une nouvelle fois &#224; la vigilance face &#224; l'extr&#234;me droite qui monte, qui monte, et aux cha&#238;nes d'infos &#8211; particuli&#232;rement &#171; &lt;i&gt;T&#233;l&#233; Bollor&#233;&lt;/i&gt; &#187; (CNews) &#8211; qui l'alimentent, qui l'alimentent... &#171; &lt;i&gt;Les mots fascisme, racisme, haine, FN, RN sont toujours d'actualit&#233; et il est de notre devoir d'attirer l'attention de nos enfants sur cette r&#233;alit&#233;, de leur donner les moyens et les mots pour l'affronter. Qu'on les sorte de notre ville d&#233;finitivement, qu'ils n'aient plus voix au chapitre&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ! Quand vous allumez vos t&#233;l&#233;s, il n'y a plus que &#231;a, leurs id&#233;es. Il faut qu'on se ressaisisse&lt;/i&gt; &#187;, implore ce grand fr&#232;re fatigu&#233; de se r&#233;p&#233;ter. Avant d'appeler, t&#234;te rentr&#233;e dans les &#233;paules, &#224; la mani&#232;re d'un sprinter afro-am&#233;ricain aux JO de Mexico, &#224; s'attaquer de front au s&#233;paratisme social qui mine le versant nord de la ville. Et avale en rafales ses enfants les plus pauvres. &#192; la diff&#233;rence que ce n'est pas un sprint qu'a remport&#233;, &#224; bout de souffle, &#233;puis&#233;, ce combattant de la m&#233;moire. Mais un marathon entam&#233; vingt-six ans plus t&#244;t au m&#234;me endroit...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soir fatal du 21 f&#233;vrier 1995, les jeunes rappeurs de B.Vice rentraient d'une r&#233;p&#233;tition. Pour ne pas rater le (rare) bus qui devait les ramener &#224; leur lointaine cit&#233; de la Savine, les minots s'&#233;taient mis &#224; courir. Las, leur route allait croiser celle de trois militants du Front national, habitu&#233;s du collage d'affiches sinistres : &#171; &lt;i&gt;Avec Le Pen, trois millions d'immigr&#233;s rapatri&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, placardaient-ils en cette p&#233;riode de campagne pr&#233;sidentielle. Sur les trois hommes, deux &#233;taient arm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nostalgique de l'Alg&#233;rie fran&#231;aise, Robert Lagier pratiquait le tir en club. Au proc&#232;s, sa petite-fille, d&#233;crivant par le menu un grand-p&#232;re obs&#233;d&#233; par l'id&#233;ologie frontiste, racontera qu'il l'emmenait r&#233;guli&#232;rement au stand de tir pour lui apprendre &#224; viser les &#171; melons &#187; : &#171; &lt;i&gt;&#192; plusieurs reprises je lui ai demand&#233; ce qu'il entendait par &#8220;melons&#8221;, il m'a r&#233;pondu que c'&#233;taient des Arabes&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le t&#233;moignage de sa petite-fille accable le principal accus&#233; du meurtre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &#187; Ce soir-l&#224;, le sexag&#233;naire fit cracher trois fois son pistolet, ciblant les adolescents comme on tire des lapins. Atteint dans le dos par une balle de .22 long rifle, Ibrahim Ali, fils unique d'une famille d'immigr&#233;s comoriens, ne se releva jamais. Apr&#232;s le crime, Jean-Marie Le Pen eut ces mots cyniques : &#171; &lt;i&gt;Au moins, ce malheureux incident a attir&#233; l'attention g&#233;n&#233;rale sur la pr&#233;sence &#224; Marseille de 50 000 &lt;/i&gt; &lt;i&gt;Comoriens. Que font-ils l&#224;&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nuit-l&#224;, Marseille aurait pu br&#251;ler. &#171; &lt;i&gt;Certains &#233;taient partisans de prendre les armes et d'aller attaquer des permanences du FN. Mais le sujet a &#233;t&#233; tranch&#233; quand la famille, et particuli&#232;rement la m&#232;re d'Ibrahim, a fait dire par Soly qu'elle ne voulait pas qu'on salisse la m&#233;moire de son fils&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; 26 ans apr&#232;s son meurtre, Ibrahim Ali a enfin une avenue &#224; son nom &#187;, La (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;, se souvient un militant de l'&#233;poque. Un groupe d'antifascistes, les Francs-tireurs partisans (FTP), fit toutefois sauter des permanences du FN tenues par des complices non jug&#233;s dans les ann&#233;es suivantes &#8211; sans faire de bless&#233;s. Les plastiqueurs mang&#232;rent tout de m&#234;me plusieurs ann&#233;es de prison ferme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1998, le tueur et ses deux acolytes seront eux aussi condamn&#233;s : quinze ans pour Robert Lagier (qui mourra en d&#233;tention), dix ans pour Mario d'Ambrosio (qui avait &#233;galement fait feu ce soir-l&#224;), deux ans pour Pierre Giglio. Sur son lit de mort, Lagier continuera &#224; revendiquer son crime devant un personnel hospitalier sid&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cit&#233; &#224; compara&#238;tre, Jean-Marie Le Pen n'avait pas r&#233;pondu &#224; la convocation du tribunal : une &#171; &lt;i&gt;l&#226;chet&#233;&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;non&#231;ait l'avocat Gilbert Collard, qui n'avait pas encore vir&#233; de bord et repr&#233;sentait alors les parties civiles. Son confr&#232;re Alain Lhote se souvient encore du t&#233;moignage de Bruno M&#233;gret, &#224; l'&#233;poque n&#176; 2 du Front national, &#171; &lt;i&gt;venu aux assises saluer dans le box ceux qu'il appelait &#8220;des patriotes&#8221;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Vingt-six ans apr&#232;s la mort d'Ibrahim Ali, Marseille &#8220;rend justice &#224; un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;. Dans l'attendu de son verdict, le jury d'Aix-en-Provence ne s'y trompa pas, d&#233;non&#231;ant la responsabilit&#233; morale du Front national : &#171; &lt;i&gt;Ce comportement criminel a &#233;t&#233; confort&#233; par l'id&#233;ologie s&#233;curitaire, raciste et x&#233;nophobe &#224; laquelle adh&#233;raient les accus&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Le parti n'abandonna d'ailleurs jamais ses trois colleurs d'affiches, les soutenant par les mots et le portefeuille avant comme apr&#232;s leur condamnation &#8211; entre autres, un grand loto de soutien fut organis&#233; en 1997 et Mario d'Ambrosio fut embauch&#233; &#224; sa sortie de prison par la mairie frontiste de Vitrolles. Pour justifier le crime, certains &#233;lus du parti parl&#232;rent m&#234;me de &#171; &lt;i&gt;l&#233;gitime d&#233;fense&lt;/i&gt; &#187;, pour un tir dans le dos &#224; plusieurs dizaines de m&#232;tres de distance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2014, le frontiste St&#233;phane Ravier fut &#233;lu maire des 13&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et 14&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements de Marseille, situ&#233;s &#224; quelques encablures du lieu du crime (15&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;). Un coup dur pour les proches d'Ibrahim Ali, qui ne cess&#232;rent, chaque 21 f&#233;vrier, de se rassembler pour honorer sa m&#233;moire et demander &#224; la mairie de rebaptiser une rue &#224; son nom. Une modeste reconnaissance symbolique que l'ancien maire Jean-Claude Gaudin (LR) leur refusa cat&#233;goriquement pendant ses vingt-cinq ans de mandat, au pr&#233;texte de &#171; &lt;i&gt;ne pas diviser la ville&lt;/i&gt; &#187;. En r&#233;alit&#233; : pour caresser l'&#233;lectorat du parti frontiste, avec lequel il avait honteusement dirig&#233; la r&#233;gion dans les ann&#233;es 1980. Certes, l'&#233;quipe de Gaudin avait bien fait poser une plaque au nom du jeune rappeur en 2001, mais dans un lieu d&#233;nu&#233; de toute symbolique, et en catimini sans inauguration ni invitation &#224; la famille&#8230; Comble du m&#233;pris : sur le panneau, la date de naissance du jeune homme &#233;tait erron&#233;e (1978 au lieu de 1977)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aura donc fallu un changement de majorit&#233; pour que le conseil municipal de Marseille accorde enfin cette maigre consolation aux proches d'Ibrahim Ali. Les &#233;lus Rassemblement national (RN, ex-FN), le s&#233;nateur St&#233;phane Ravier en t&#234;te, ont vomi leur opposition en s&#233;ance et provoqu&#233; un incident. Comme s'ils signaient plus de deux d&#233;cennies plus tard la revendication du meurtre d'un adolescent qui avait pour seul &#171; d&#233;faut &#187; aux yeux de ses tueurs d'avoir la peau noire. &#171; &lt;i&gt;Le combat continue, le combat continue, le combat continue&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Enzo Serna&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/06/17/le-temoignage-de-sa-petite-fille-accable-le-principal-accuse-du-meurtre-d-ibrahim-ali_3670610_1819218.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le t&#233;moignage de sa petite-fille accable le principal accus&#233; du meurtre d'Ibrahim Ali&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; (17/06/1998).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/6271827/marseille-26-ans-apres-lavenue-des-aygalades-va-prendre-le-nom-dibrahim-ali-ce-matin.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;26 ans apr&#232;s son meurtre, Ibrahim Ali a enfin une avenue &#224; son nom&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt; (21/02/2021).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/02/21/vingt-six-ans-apres-la-mort-d-ibrahim-ali-marseille-rend-justice-a-un-de-ses-enfants_6070735_823448.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt; Vingt-six ans apr&#232;s la mort d'Ibrahim Ali, Marseille &#8220;rend justice &#224; un de ses enfants&#8221; &lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; (21/02/2021).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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