<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=10143&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La gyn&#233;cologie n'est pas un d&#238;ner de gala.</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-gynecologie-n-est-pas-un-diner</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-gynecologie-n-est-pas-un-diner</guid>
		<dc:date>2015-02-23T03:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Queen Kong</dc:creator>


		<dc:subject>Caroline Sury</dc:subject>
		<dc:subject>Queen Kong Kronik</dc:subject>
		<dc:subject>femmes</dc:subject>
		<dc:subject>Mieux</dc:subject>
		<dc:subject>mieux comprendre</dc:subject>
		<dc:subject>puis mieux</dc:subject>
		<dc:subject>mieux accompagner</dc:subject>
		<dc:subject>mieux s&#233;curiser</dc:subject>
		<dc:subject>nobles intentions</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;guli&#232;rement</dc:subject>
		<dc:subject>d'avoir</dc:subject>
		<dc:subject>intentions</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A l'origine de la gyn&#233;cologie, il y a ind&#233;niablement de nobles intentions : mieux comprendre, au sein de la m&#233;decine, le corps si particulier qu'est celui des femmes, mieux accompagner les sp&#233;cificit&#233;s que sont les r&#232;gles, la grossesse ou la m&#233;nopause, puis mieux s&#233;curiser la contraception ou l'avortement. Il est tout aussi ind&#233;niable que cette profession est r&#233;guli&#232;rement mise en danger et en sous-effectif chronique. Pourtant, m&#234;me avec toute la bienveillance du monde, on ne peut (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no128-janvier-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;128 (janvier 2015)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline-Sury" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Queen-Kong-Kronik" rel="tag"&gt;Queen Kong Kronik&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/femmes" rel="tag"&gt;femmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mieux" rel="tag"&gt;Mieux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mieux-comprendre" rel="tag"&gt;mieux comprendre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/puis-mieux" rel="tag"&gt;puis mieux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mieux-accompagner" rel="tag"&gt;mieux accompagner&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mieux-securiser" rel="tag"&gt;mieux s&#233;curiser&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nobles-intentions" rel="tag"&gt;nobles intentions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/regulierement" rel="tag"&gt;r&#233;guli&#232;rement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-avoir" rel="tag"&gt;d'avoir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/intentions" rel="tag"&gt;intentions&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'origine de la gyn&#233;cologie, il y a ind&#233;niablement de nobles intentions : mieux comprendre, au sein de la m&#233;decine, le corps si particulier qu'est celui des femmes, mieux accompagner les sp&#233;cificit&#233;s que sont les r&#232;gles, la grossesse ou la m&#233;nopause, puis mieux s&#233;curiser la contraception ou l'avortement. Il est tout aussi ind&#233;niable que cette profession est r&#233;guli&#232;rement mise en danger et en sous-effectif chronique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1364 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH376/p13-sury-vulve-743d3.jpg?1768650508' width='400' height='376' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Sury.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, m&#234;me avec toute la bienveillance du monde, on ne peut s'emp&#234;cher d'avoir r&#233;guli&#232;rement l'impression diffuse que loin de nous &#233;manciper, la gyn&#233;cologie sert surtout &#224; exercer un dr&#244;le de contr&#244;le sur les femmes et leur sexualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a commence avec la premi&#232;re visite, celle qui signe une des &#233;tapes majeures de notre entr&#233;e dans le monde des femmes : incit&#233;es &#224; nous &#233;piler soigneusement pour ne pas indisposer l'institution m&#233;dicale, beaucoup d'entre nous auront alors le loisir d'observer leur vagin &#224; l'aide d'un miroir tendu par le m&#233;decin sous les yeux de leur m&#232;re, de se voir prescrire la pilule avant m&#234;me d'avoir d&#233;but&#233; leur vie sexuelle, ou de se prendre au passage une remarque bien sentie sur leur surpoids. Plus tard, nombreuses sont celles dont le gyn&#233;co exigera qu'elles subissent l'examen enti&#232;rement nues (ce que rien d'autre qu'un infime gain de temps ne justifie), ou qu'elles se d&#233;shabillent devant lui. Il n'y a rien de rare non plus au sp&#233;culum glacial enfonc&#233; sans pr&#233;venir, &#224; la tige de coton r&#226;pant le col de l'ut&#233;rus sans explication ou au palpage de seins inutilement insistant. N'oublions pas le d&#233;licieux moment de la discussion sur la contraception, qui applique sur les patientes une implacable cat&#233;gorisation. Partenaires multiples ? Le sourcil fronc&#233; prescrira la pilule et encha&#238;nera sur un la&#239;us incluant les mots &#171; pr&#233;servatif &#187;, &#171; d&#233;pistage &#187; et &#171; risques &#187;. Grossesse pr&#233;coce ? Le sourcil hauss&#233; imposera un implant &#224; la malheureuse inconsciente forc&#233;ment infoutue de se souvenir tous les jours qu'elle doit prendre une pilule. En couple depuis longtemps ? Le sourcil d&#233;tendu consentira peut-&#234;tre &#224; un st&#233;rilet, mais seulement si on est vraiment sage et pr&#234;te &#224; entendre pour la milli&#232;me fois qu'il y a dix ans, on ne le prescrivait pas aux nullipares. Selon l'&#226;ge qu'on a, on s'entendra aussi dire qu'il est grand temps de s'y mettre ou qu'on peut lancer moult examens et autres traitements pour favoriser les choses. Autre d&#233;couverte r&#233;guli&#232;rement faite dans le cabinet d'un gyn&#233;cologue : c'est parfaitement &#171; normal &#187; d'avoir mal. Les r&#232;gles, les rapports sexuels, les cystites&#8230; et m&#234;me le sp&#233;culum du d&#233;but de la s&#233;ance&#8200;&#8211; &#171; &lt;i&gt; &#199;a, c'est parce que vous n'&#233;tiez pas d&#233;tendue !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette critique du pouvoir des m&#233;decins sur le corps des femmes est loin d'&#234;tre nouvelle &#8211; c'&#233;tait m&#234;me un des grands combats men&#233;s par nos anc&#234;tres f&#233;ministes dans les ann&#233;es 1960. Mais &#224; en croire le succ&#232;s que continue de remporter Martin Winckler, les textes diffus&#233;s ces derniers temps sur Internet avec le hashtag &#171; Paye ton ut&#233;rus &#187; ou le site &lt;a href=&#034;https://gynandco.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gyn&amp;co&lt;/a&gt;, qui recense des soignants f&#233;ministes et d&#233;clare que la m&#233;decine &#171; &lt;i&gt;demeure un espace privil&#233;gi&#233; de contr&#244;le des identit&#233;s, des corps et des sexualit&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, le sujet reste d'une br&#251;lante actualit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Puta's fever</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Puta-s-fever</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Puta-s-fever</guid>
		<dc:date>2011-02-25T08:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>filles</dc:subject>
		<dc:subject>euros</dc:subject>
		<dc:subject>fille</dc:subject>
		<dc:subject>clubs</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;guli&#232;rement</dc:subject>
		<dc:subject>presse espagnole</dc:subject>
		<dc:subject>c'est l'&#233;moi</dc:subject>
		<dc:subject>Sofia</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Second volet de notre entretien avec le sociologue Alain Tarrius : apr&#232;s le trabendo des Afghans, il s'est int&#233;ress&#233; aux transmigrantes d'Europe de l'Est peuplant les lupanars de La Jonquera, village espagnol situ&#233; &#224; quelques encablures de la fronti&#232;re fran&#231;aise. R&#201;GULI&#200;REMENT, c'est l'&#233;moi dans la presse espagnole. L'impression que le pays est devenu le bordel de l'Europe. Le 4 juin 2010, le quotidien El Pa&#237;s annon&#231;ait un chiffre d'affaires de 18 milliards d'euros en 2008 pour les 2 500 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no82-octobre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;82 (octobre 2010)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/filles" rel="tag"&gt;filles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/euros" rel="tag"&gt;euros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fille" rel="tag"&gt;fille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/clubs" rel="tag"&gt;clubs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/regulierement" rel="tag"&gt;r&#233;guli&#232;rement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/presse-espagnole" rel="tag"&gt;presse espagnole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/c-est-l-emoi" rel="tag"&gt;c'est l'&#233;moi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sofia" rel="tag"&gt;Sofia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Second volet de notre entretien avec le sociologue Alain Tarrius : apr&#232;s &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Afghan-connection'&gt;le trabendo des Afghans&lt;/a&gt;, il s'est int&#233;ress&#233; aux transmigrantes d'Europe de l'Est peuplant les lupanars de La Jonquera, village espagnol situ&#233; &#224; quelques encablures de la fronti&#232;re fran&#231;aise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#201;GULI&#200;REMENT, c'est l'&#233;moi dans la presse espagnole. L'impression que le pays est devenu le bordel de l'Europe. Le 4 juin 2010, le quotidien &lt;i&gt;El Pa&#237;s&lt;/i&gt; annon&#231;ait un chiffre d'affaires de 18 milliards d'euros en 2008 pour les 2 500 maisons closes recens&#233;es dans le pays. Voil&#224; un business qui ne semble pas souffrir de la crise. En Catalogne espagnole, la Generalitat (le gouvernement r&#233;gional) autorise les maisons closes en contrepartie de normes sanitaires et d'un suivi m&#233;dical des filles : les &lt;i&gt;puticlubs&lt;/i&gt;, comme on les appelle &#233;l&#233;gamment, se voient alors accorder une licence d'exploita- tion. Dans le village de La Jonquera, on en compte une vingtaine. Gr&#226;ce &#224; son travail d'enqu&#234;te&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alain Tarrius, Migrants internationaux et nouveaux r&#233;seaux criminels, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, Alain Tarrius nous aide &#224; comprendre comment ces filles, venues de Bulgarie, Roumanie ou Moldavie, atterrissent dans les clubs du Levant espagnol : &lt;i&gt;&#171; Elles ne sortent pas d'HEC ou d'un truc comme &#231;a. Au d&#233;part, ce sont des filles un peu paum&#233;es&#8230; Un exemple : &#224; Sofia, par l'interm&#233;diaire de proprios de chambres d'&#233;tudiantes ou de petites bo&#238;tes, elles rentrent en contact avec des gars qui savent qu'en Espagne, ils peuvent tirer 3 000 &#224; 4 000 euros en fourguant une fille pas mal, jeune, &#224; un bordel. Ces gars-l&#224; ont acc&#232;s aux r&#233;seaux, ce ne sont plus les rabatteurs professionnels d'autrefois. De l&#224;, elles transitent par l'Italie avant d'arriver en Espagne. Quand elles sont pr&#233;sent&#233;es au patron d'un club, elles sont &#233;valu&#233;es : &#8220;Non, celle-l&#224;, elle louche, celle-l&#224; n'a couch&#233; que deux fois avec un mec, et on va avoir des histoires avec les flics pour une raison ou une autre&#8221;. Dans ces clubs, des types sont l&#224; pour discuter avec les filles, des G&#233;orgiens, des Ukrainiens, des Moldaves&#8230; Ils les font parler et se prononcent sur le niveau de dangerosit&#233; qu'il y a &#224; les garder. En gros : est-ce qu'elles vont &#234;tre recherch&#233;es par Interpol ? Puis, ils les font travailler. Mais d'abord en ext&#233;rieur, derri&#232;re des bosquets le long des routes, o&#249; certains flics pourris des mossos d'esquadras, la police catalane qui bosse dans les zones dites criminog&#232;nes, vont empocher leurs commissions. Au bout d'un mois, la fille a &#233;t&#233; r&#233;&#233;valu&#233;e pour d&#233;finir ce qu'elle rapporte. Ambiance&#8230;&lt;/i&gt; Le sociologue poursuit : &lt;i&gt;C'est &#224; ce moment-l&#224; que s'organisent les ench&#232;res lors desquelles la fille va devoir &#171; hame&#231;onner &#187; &#8211; c'est le terme employ&#233;. Voil&#224; comment cela deux ans dans le club, est exhib&#233;e et les notables peuvent miser de 5 000 &#224; 10 000 euros &#8211; la somme varie d'une fille &#224; l'autre. Ce placement peut leur garantir 20 % de revenus, soit beaucoup plus que les livrets d'&#233;pargne ! Les macs arr&#234;tent les ench&#232;res entre 200 000 et 300 000 euros pour une fille. Ce pognon sert &#224; investir dans de nouvelles recrues, ainsi que dans la dope que les filles vont vendre, et sur laquelle elles vont encore ramener 40 %. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mauvais esprits diront que &#231;a rappelle les antiques foires aux esclaves o&#249; les captifs &#233;taient t&#226;t&#233;s et leurs ratiches exhib&#233;es. Le prox&#233;n&#232;te-investisseur, lui, &lt;i&gt;&#171; essaye &#187;&lt;/i&gt; sa gagneuse histoire de se voir confirmer ses multiples talents. Tout est permis, ou presque, et il est dans l'int&#233;r&#234;t de la fille de se soumettre. Car c'est en fonction du fric &lt;i&gt;&#171; hame&#231;onn&#233; &#187;&lt;/i&gt; que sera d&#233;termin&#233;e sa valeur. Et Tarrius de citer cet exemple :&lt;i&gt; &#171; Les deux Mac&#233;doniennes que j'ai rencontr&#233;es, Irina et Sofia, avaient hame&#231;onn&#233; dans les 200 000 euros ! Les placements &#233;taient mont&#233;s &#224; 20 000 euros avec des rendements &#224; 18 %. Ce qui est un cas exceptionnel. L'argent permet de faire rester les filles. Irina et Sofia ont e&#231;u 10 000 euros chacune plus un salaire mensuel de 5 000 euros par mois, nourries, log&#233;es, soins corporels et m&#233;dicaux compris. L'info circule, et tous les clubs espagnols, de Catalogne jusqu'&#224; Cadix, savent que telle bo&#238;te de La Jonquera a fait entrer deux Mac&#233;doniennes pour deux ans. Si par hasard l'une d'elles d&#233;cide de se tailler avec un con qui lui fait des promesses, elle se fera rapidement ratatiner. Mais ce n'est pas ce qui est arriv&#233; aux s&#339;urs mac&#233;doniennes : elles sont rentr&#233;es &#224; Skopje et ont repris un grand salon de coiffure ! &#187;&lt;/i&gt; Le souci, c'est quand la fille n'hame&#231;onne pas lourd. Elle est alors bazard&#233;e dans un &lt;i&gt;&#171; abattoir &#187;&lt;/i&gt;, ces bordels d'Andalousie fr&#233;quent&#233;s notamment par des travailleurs agricoles maghr&#233;bins, o&#249; elles abattent des journ&#233;es de taf de 8 &#224; 10 heures au rythme de deux clients par heure. &lt;i&gt;&#171; Ces bordels sont g&#233;r&#233;s diff&#233;remment, les clients ne s'assoient pas au comptoir, il n'y a pas de conversation. Les gars sont l&#224; pour tirer un coup, ils savent que &#231;a co&#251;te tant et que &#231;a dure un quart d'heure. Ils montent avec la fille qui est disponible. Le paradoxe, conclut notre sociologue, c'est que des jeunes filles pr&#233;f&#232;rent les abat- toirs aux clubs car elles n'y subissent pas le m&#234;me type de pressions ou de menaces. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Alain Tarrius, &lt;i&gt;Migrants internationaux et nouveaux r&#233;seaux criminels&lt;/i&gt;, &#201;ditions du Trabucaire, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
