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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Discours g&#233;nocidaires &#224; l'ombre des d&#233;combres</title>
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		<dc:date>2024-04-12T11:45:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Shivangi Mariam Raj</dc:creator>


		<dc:subject>Amaan Ahmed</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Partout dans le pays, les lieux de vie, de travail et de culte de 200 millions de musulmans sont la cible d'attaques violentes et de destructions. Shivangi Mariam Raj, chercheuse ind&#233;pendante et &#233;ditrice &#224; la revue The Funambulist, parle d'une &#171; architecture de la ruine &#187; pour d&#233;signer ce projet d'&#233;dification de l'identit&#233; hindoue sur la d&#233;molition des espaces musulmans. Le 22 janvier 2024 &#224; Ayodhya, ville situ&#233;e dans l'&#201;tat d'Uttar Pradesh (au nord de l'Inde), le Premier ministre Modi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no229-avril-2024" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;229 (avril 2024)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Amaan-Ahmed" rel="tag"&gt;Amaan Ahmed&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Partout dans le pays, les lieux de vie, de travail et de culte de 200 millions de musulmans sont la cible d'attaques violentes et de destructions. Shivangi Mariam Raj, chercheuse ind&#233;pendante et &#233;ditrice &#224; la revue &lt;i&gt;The Funambulist&lt;/i&gt;, parle d'une &#171; architecture de la ruine &#187; pour d&#233;signer ce projet d'&#233;dification de l'identit&#233; hindoue sur la d&#233;molition des espaces musulmans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5560 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;396&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_229_inde_14-15_shaheenbagh_protest_1_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/web_229_inde_14-15_shaheenbagh_protest_1_1200px-4f05a.jpg?1769241439' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Une foule de femmes musulmanes se regroupe derri&#232;re le doigt lev&#233; d'Ambedkar, le p&#232;re de la Constitution. [voir encadr&#233; ]L'inscription &#171; No-CAA, No-NRC, No-NPR &#187; renvoie au refus des diff&#233;rents dispositifs discriminants d'encadrement de la citoyennet&#233;. En bas, il est &#233;crit en hindi et anglais &#171; Nous regarderons, nous nous battrons, nous gagnerons &#187;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Amaan Ahmed, 2019-2020.
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;e 22 janvier 2024 &#224; Ayodhya, ville situ&#233;e dans l'&#201;tat d'Uttar Pradesh (au nord de l'Inde), le Premier ministre Modi inaugure le temple de Ram. La c&#233;r&#233;monie a lieu plus de trente ans apr&#232;s qu'une foule de nationalistes hindous d'extr&#234;me droite a d&#233;truit la mosqu&#233;e Babri qui se dressait auparavant sur ce site. Cette mosqu&#233;e, &#233;rig&#233;e au XVIe si&#232;cle sous le r&#232;gne du premier empereur moghol, fut contest&#233;e &#224; partir du XIXe si&#232;cle, certains soutenant qu'elle avait &#233;t&#233; construite en lieu et place d'un temple hindou. En 1949, des pr&#234;tres hindous y installent des idoles du dieu Ram, rendant ainsi la mosqu&#233;e impropre au culte musulman. Le jeune gouvernement de l'Inde ind&#233;pendante d&#233;clare alors que la question de la propri&#233;t&#233; du site fait d&#233;bat et ferme ses portes. Dans les d&#233;cennies suivantes, ce lieu devient un symbole s'inscrivant parfaitement dans le projet d'&#233;laboration ethnonationaliste d'une nation hindoue. Les organisations &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Parler-de-fascisme-c-est-etre-a-la' class=&#034;spip_in&#034;&gt;RSS,&lt;/a&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Lexique-et-carte-de-l-Inde' class=&#034;spip_in&#034;&gt;VHP*&lt;/a&gt; et le parti &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Lexique-et-carte-de-l-Inde' class=&#034;spip_in&#034;&gt;BJP*&lt;/a&gt; mobilisent des dizaines de milliers de volontaires en vue de d&#233;truire la mosqu&#233;e d'Ayodhya et d'y construire un temple d&#233;di&#233; &#224; Ram. Ces organisations orchestrent &#224; partir des ann&#233;es 1980 de violentes attaques contre les musulmans, qui culminent avec la d&#233;molition de la mosqu&#233;e Babri en d&#233;cembre 1992 et le pogrom qui l'accompagne.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Cette promesse &#233;lectorale est au c&#339;ur d'un projet architectural qui tend &#224; r&#233;duire les espaces de vie de la minorit&#233; musulmane &#224; des ruines&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; Ces massacres et &#233;meutes s'&#233;tendent &#224; d'autres r&#233;gions. Alors qu'Ayodhya est rest&#233;e depuis une plaie ouverte pour les musulmans du pays, le BJP n'a cess&#233; de promettre d'y &#233;difier un temple sur les ruines de la mosqu&#233;e. Cette promesse &#233;lectorale, d&#233;sormais exauc&#233;e, est en fait au c&#339;ur d'un projet architectural qui tend &#224; r&#233;duire les espaces de vie de la minorit&#233; musulmane &#224; des ruines.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;D&#233;truire les mondes musulmans&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, nous avons assist&#233; &#224; deux mises en sc&#232;ne faisant &#233;cho aux &#233;v&#233;nements de 1992-1993 : d'un c&#244;t&#233; le spectacle de la victoire et de l'autre celui de la destruction. D'abord, afin de h&#226;ter l'&#233;dification du temple de Ram, consid&#233;r&#233;e comme un &#171; dessein divin &#187;, les nationalistes hindous ont utilis&#233; tous les supports m&#233;diatiques possibles : pop culture, clips musicaux, mode, r&#233;seaux sociaux&#8230; Leur influence s'est &#233;tendue jusqu'aux salles de r&#233;daction. On a vu l'&#233;quipage de la plus grande compagnie a&#233;rienne indienne v&#234;tu &#224; l'image des divinit&#233;s hindoues ; la plus grande cha&#238;ne de cin&#233;ma offrir du pop-corn aux spectateurs venus assister &#224; la c&#233;r&#233;monie d'inauguration du temple retransmise dans ses salles ; des &#233;coles incitant leurs &#233;l&#232;ves &#224; &#233;crire et dessiner en l'honneur du dieu Ram. Les march&#233;s de change, les bureaux des administrations et les cours de justice ont ferm&#233; pour un jour f&#233;ri&#233; exceptionnel. Une v&#233;ritable hyst&#233;rie a envahi les espaces publics comme les espaces priv&#233;s. En parall&#232;le, des violences de masse ont &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233;es dans de nombreuses localit&#233;s au nord de l'Inde (dans les &#201;tats du Bihar, Uttarakhand, Gujarat, Uttar Pradesh, Maharashtra et Madhya Pradesh). Les habitants de certains quartiers ont appel&#233; au boycott &#233;conomique et &#224; l'expulsion des musulmans avant de se livrer &#224; des actes d'une extr&#234;me barbarie. Des rues enti&#232;res d'habitations et de commerces musulmans ont &#233;t&#233; d&#233;truites de fa&#231;on syst&#233;matique par la foule comme par des repr&#233;sentants des autorit&#233;s publiques, des cimeti&#232;res ont &#233;t&#233; incendi&#233;s et plus d'une douzaine de lieux saints et de mosqu&#233;es ont &#233;t&#233; profan&#233;s et d&#233;truits. Ces actes de violence ne sont ni isol&#233;s ni arbitraires ; ils font partie int&#233;grante d'une longue histoire de d&#233;possession et de destruction des mondes musulmans en vue de renforcer l'identit&#233; hindoue majoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une fiction multiculturelle&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alors que le monde de la recherche&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Hindutva fascism threatens the world's largest democracy &#187;,The Loop, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; analyse d&#233;sormais la d&#233;rive du pays vers le fascisme, de nombreuses voix s'&#233;l&#232;vent parmi les forces progressistes pour d&#233;plorer la perte de &#171; l'id&#233;e de l'Inde &#187; en tant que nation multiculturelle, d&#233;mocratique et s&#233;culi&#232;re&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#201;tat n'a pas de religions officielles et reconna&#238;t toutes les religions de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Pourtant, cette belle id&#233;e n'a jamais emp&#234;ch&#233; les discriminations v&#233;cues par les communaut&#233;s minoritaires &#8211; les sikhs, les chr&#233;tiens et les dalits &#8211; ou par les habitants du Cachemire.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Les musulmans n'ont pas le droit de louer ou d'acheter des logements dans certains quartiers et sont rel&#233;gu&#233;s dans des quartiers urbains surpeupl&#233;s&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cela a m&#234;me &#233;t&#233; un argument pour l&#233;gitimer l'occupation coloniale de ce territoire par l'&#201;tat indien au lendemain de sa propre ind&#233;pendance ! La fracture entre cette &#171; id&#233;e de l'Inde &#187; et la r&#233;alit&#233; appara&#238;t aussi dans les multiples topographies de s&#233;gr&#233;gations &#224; l'&#339;uvre aujourd'hui en Inde. Les musulmans n'ont pas le droit de louer ou d'acheter des logements dans certains quartiers et sont rel&#233;gu&#233;s dans des quartiers urbains surpeupl&#233;s. Des &#233;tablissements scolaires et des lieux de travail pratiquent des formes aseptis&#233;es d'exclusion et on crie au &#171; jihad territorial &#187; d&#232;s qu'un musulman entreprend une activit&#233; &#233;conomique, que ce soit l'ouverture d'un petit commerce ou des investissements immobiliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois derni&#232;res ann&#233;es, les violences exerc&#233;es dans les quartiers musulmans se sont multipli&#233;es de fa&#231;on dramatique. On a vu des foules de supr&#233;macistes hindous d&#233;bouler dans ces quartiers, arm&#233;s de couteaux, haches, marteaux, scies, armes &#224; feu, sabres et b&#226;tons, hurlant des slogans anti-musulmans sous le couvert de processions religieuses. Ils attaquent, br&#251;lent et profanent les maisons, commerces, biblioth&#232;ques, &#233;coles, mosqu&#233;es et mausol&#233;es, d&#233;truisant toutes les sph&#232;res de la vie musulmane. La police et les autorit&#233;s locales se comportent bien souvent comme une extension de la foule criminelle, creusant cette blessure spatiale. Au motif d'assurer le maintien de l'ordre, ils d&#233;truisent ce qui reste des propri&#233;t&#233;s musulmanes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;molitions deviennent ainsi un moyen soigneusement calcul&#233; de &#171; nettoyer au K&#228;rcher &#187; le paysage. Il n'y a pas d'issue possible pour les musulmans, tous les moyens sont bons pour les faire dispara&#238;tre, que ce soit par le biais de la loi ou par des moyens extrajudiciaires si n&#233;cessaire. Ce nettoyage op&#232;re comme une tentative d'effacer la part musulmane de l'histoire commune et de la remplacer par les symboles hindous de la majorit&#233; triomphante. En dix mois &#224; peine, au moins quarante-deux actes de destruction de monuments et de sites sacr&#233;s s&#233;culaires ont &#233;t&#233; signal&#233;s dans plusieurs villes. La mosqu&#233;e Shahi a &#233;t&#233; d&#233;molie &#224; Allahabad dans le cadre d'un projet d'&#233;largissement de route ; la mosqu&#233;e Akhoondji, vieille de 600 ans, a &#233;t&#233; d&#233;truite au bulldozer sous pr&#233;texte d'empi&#233;tement ill&#233;gal ; et la Madrasa Aziza et sa biblioth&#232;que centenaire ont &#233;t&#233; incendi&#233;es, plus de 4 500 livres rares disparaissant dans les flammes.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Politique des d&#233;combres&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette confiscation simultan&#233;e de l'espace et du temps de la communaut&#233; minoris&#233;e t&#233;moigne de ce que j'appelle une &#171; architecture de la ruine &#187;, o&#249; les d&#233;bris sont une construction d&#233;lib&#233;r&#233;e et non des actes isol&#233;s chaotiques. Les d&#233;combres apparaissent comme la r&#233;alisation spatiale des discours g&#233;nocidaires des leaders religieux et politiques. C'est &#224; la fois un symbole de conqu&#234;te pour la communaut&#233; majoritaire et un th&#233;&#226;tre o&#249; elle peut se complaire &#224; contempler avec un certain voyeurisme la douleur et la d&#233;vastation qu'elle inflige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, la mosqu&#233;e Gyanvapi, une construction moghole du XVIIe si&#232;cle situ&#233;e &#224; Varanasi, une ville du nord de l'Inde, subit une contestation orchestr&#233;e qui rappelle celle de la mosqu&#233;e Babri. Une violence &#224; bas bruit qui pourrait bient&#244;t d&#233;g&#233;n&#233;rer en un autre &#233;pisode de massacres et de destructions. Babri n'existe peut-&#234;tre plus, mais son ombre d&#233;finit les contours du paysage de la nation hindoue, un paysage marqu&#233; par le d&#233;sir d'&#233;tablir une monoculture et de rendre toute pluralit&#233; impossible. C'est un paysage o&#249; les espaces minoris&#233;s, qu'ils soient intimes, publics, symboliques, historiques ou religieux, se d&#233;sint&#232;grent progressivement, jusqu'&#224; n'&#234;tre plus que cendres, poussi&#232;re et fum&#233;e. C'est aussi un paysage o&#249; &#224; chaque tentative d'effacement, nous r&#233;pondrons : &#171; Nous sommes vivants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Par Shivangi Mariam Raj&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5551 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;249&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_229_inde_14-15_shaheenbagh_protest_2_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/web_229_inde_14-15_shaheenbagh_protest_2_1200px-813e8.jpg?1768660715' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Sur cette fresque, Ambedkar gifle avec la Constitution une personne nomm&#233;e &#171; andhbakht &#187;, qui d&#233;signe celleux qui soutiennent le Premier ministre Modi aveugl&#233;ment, qu'on pourrait traduire par &#171; mouton &#187;.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Amaan Ahmed, 2019-2020.
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Ces photos de fresques ont &#233;t&#233; prises par Amaan Ahmed pendant les mobilisations nationales contre la r&#233;forme de la loi sur la citoyennet&#233;, qui ont lieu de d&#233;cembre 2019 &#224; mars 2020. Sur la premi&#232;re fresque, la foule de femmes musulmanes (majoritaires durant le mouvement) se regroupe derri&#232;re le doigt lev&#233; d'Ambedkar, le p&#232;re de la Constitution. L'inscription &#171; No-CAA, No-NRC, No-NPR &#187; renvoie au refus des diff&#233;rents dispositifs discriminants d'encadrement de la citoyennet&#233;. En bas, il est &#233;crit en hindi et anglais &#171; Nous regarderons, nous nous battrons, nous gagnerons &#187;. Sur la deuxi&#232;me fresque, Ambedkar gifle avec la Constitution une personne nomm&#233;e &#171; andhbakht &#187;, qui d&#233;signe celleux qui soutiennent le Premier ministre Modi aveugl&#233;ment, qu'on pourrait traduire par &#171; mouton &#187;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://theloop.ecpr.eu/hindutva-fascism-is-threatening-the-worlds-largest-democracy/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Hindutva fascism threatens the world's largest democracy &#187;,&lt;/a&gt;&lt;i&gt;The Loop&lt;/i&gt;, 31/10/2022.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'&#201;tat n'a pas de religions officielles et reconna&#238;t toutes les religions de fa&#231;on &#233;galitaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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