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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La politique de la terre br&#251;l&#233;e</title>
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		<dc:creator>Marie-Anne Boutoleau</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Dans la nuit du 25 ao&#251;t 2005, le feu d&#233;vaste un immeuble v&#233;tuste du XIIIe arrondissement de Paris, causant la mort de dix-sept personnes dont quatorze enfants. Apr&#232;s six longues ann&#233;es pass&#233;es &#224; &#233;tablir les responsabilit&#233;s, le proc&#232;s se tient le 15 septembre dernier devant la 41e chambre correctionnelle de Paris, dans le m&#234;me climat de m&#233;pris vis-&#224;-vis des familles de victimes qui a pr&#233;valu tout au long de cette affaire. Quand l'incendie survient, fin ao&#251;t 2005, boulevard Vincent-Auriol, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la nuit du 25 ao&#251;t 2005, le feu d&#233;vaste un immeuble v&#233;tuste du XIIIe arrondissement de Paris, causant la mort de dix-sept personnes dont quatorze enfants. Apr&#232;s six longues ann&#233;es pass&#233;es &#224; &#233;tablir les responsabilit&#233;s, le proc&#232;s se tient le 15 septembre dernier devant la 41e chambre correctionnelle de Paris, dans le m&#234;me climat de m&#233;pris vis-&#224;-vis des familles de victimes qui a pr&#233;valu tout au long de cette affaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand l'incendie survient&lt;/strong&gt;, fin ao&#251;t 2005, boulevard Vincent-Auriol, cela fait quatorze ans que les familles habitant l'immeuble sont en attente d'un relogement. Petit retour en arri&#232;re : en 1991 et 1992, des associations comme le DAL ou Emma&#252;s installent des campements en r&#233;gion parisienne, notamment sur le chantier de la future Biblioth&#232;que nationale (BNF) o&#249; des familles pr&#233;f&#232;rent la tente &#224; l'insalubrit&#233;. Sous la pression, Jacques Chirac, alors maire de Paris, obtient de l'&#201;tat la r&#233;quisition d'un certain nombre de logements, pour beaucoup tr&#232;s d&#233;labr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le squat de la BNF, Emma&#252;s m&#232;ne la danse. L'occupation du terrain retarde le chantier, il faut agir. L'&#201;tat propose alors &#224; l'ONG et aux familles pr&#233;sentes un d&#233;m&#233;nagement boulevard Vincent-Auriol, dans un ancien immeuble de La Poste vou&#233; &#224; la d&#233;molition. Contre la promesse &#233;tatique d'un relogement rapide dans des conditions dignes, les mal-log&#233;s acceptent &#224; contrec&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion du nouveau b&#226;timent et le suivi social des habitants sont confi&#233;s &#224; Emma&#252;s, puis &#224; France euro habitat (Freha), une de ses succursales. Les fonds sont coup&#233;s, les habitants livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes et les associations d&#233;pass&#233;es. &#192; l'audience, tous racontent des conditions de vie indignes : rats mordant les enfants la nuit, fissures dans les murs ouvrant sur l'ext&#233;rieur, installations &#233;lectriques fantaisistes, trous dans les planchers, cafards, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;t&#233; 2000, les premiers cas de saturnisme surviennent en raison de la peinture au plomb qui couvre les murs et que les enfants l&#232;chent pour son go&#251;t sucr&#233;. Une situation qui pousse Freha &#224; faire poser en urgence des plaques de contreplaqu&#233; sur la peinture. Ces travaux, r&#233;alis&#233;s par Paris banlieue construction (PBC), aggravent le danger en cas d'incendie. Et une fois encore, l'&#171; urgence &#187; et le &#171; provisoire &#187; durent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_216 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH425/93_remi-14c78.png?1768650074' width='400' height='425' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Fait troublant : quatre mois avant la nuit fatale et alors qu'un autre incendie vient de tuer vingt personnes &#224; l'h&#244;tel Paris-Op&#233;ra tenu par des marchands de sommeil, Fatoumata Diarra, une habitante de l'immeuble de Vincent-Auriol, t&#233;moigne face aux cam&#233;ras de France 2 lors d'un reportage sur les logements insalubres diffus&#233; le 28 avril 2005 : &lt;i&gt;&#171; Si le feu prend dans l'escalier, nous sommes foutus &#187;&lt;/i&gt;. En effet, il ne faudra pas cinq minutes pour que la cage d'escalier s'embrase, atteignant une temp&#233;rature de 600&#176;C. La petite fille de Fatoumata succombera dans les flammes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au proc&#232;s, les familles t&#233;moignent de cette nuit d'horreur. Ainsi Oumou Diarra, qui a perdu cinq enfants dans l'incendie. Peu avant les premi&#232;res flammes, elle monte les saluer au cinqui&#232;me &#233;tage. Moins de quinze minutes plus tard, elle est prise au pi&#232;ge : &lt;i&gt;&#171; On voulait prendre l'escalier pour sauver les enfants. [&#8230;] On ne voyait rien, on a entendu des explosions. On ne pouvait pas respirer : on aurait dit un gaz chimique qui &#233;tait toxique. On a tout fait pour sauver les enfants. Notre vie a trop bascul&#233;. Tant que la justice ne sera pas rendue, on ne sera jamais tranquilles. &#187;&lt;/i&gt; Son mari, tr&#232;s digne dans son costume blanc, garde encore les s&#233;quelles de cet incendie. Ayant voulu passer par la fen&#234;tre pour sauver ses minots, il est tomb&#233; et s'est bless&#233;. Depuis, il boite, a perdu son travail et ne d&#233;col&#232;re pas : &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, je suis tr&#232;s &#233;nerv&#233;. Toutes les nuits, je ne dors pas &#224; cause de cet incendie, il y a un criminel, il faut aller le chercher, et l'amener ici. &#187;&lt;/i&gt; Il y a aussi le fils d'Abdoulaye Siss&#233;, grand br&#251;l&#233; : &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui Mamadou a douze ans, et il me demande pourquoi les criminels ne sont pas en prison. Cet enfant est handicap&#233; &#224; vie, il a perdu tous ses fr&#232;res et sa maman. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, c'est la valse des politiciens : un Bertrand Delano&#235; visiblement affect&#233; et m&#234;me des officiels maliens qui promettent des fun&#233;railles nationales aux morts. La palme du cynisme revient au ministre de l'Int&#233;rieur Nicolas Sarkozy qui, dans la nuit m&#234;me et devant les cadavres encore chauds, tirera pr&#233;texte du drame pour lancer sa campagne x&#233;nophobe contre les sans-papiers et fermer plusieurs squats de mal-log&#233;s, alors qu'en l'occurrence les habitants du boulevard Vincent-Auriol sont en situation r&#233;guli&#232;re et payent en moyenne un loyer de 600 euros. En une semaine, les familles sont relog&#233;es, une hypocrisie point&#233;e du doigt par les victimes comme Oumou Diarra : &lt;i&gt;&#171; Ce qui m'a fait tr&#232;s mal, c'est que la famille a &#233;t&#233; relog&#233;e une semaine apr&#232;s le drame alors qu'on avait attendu quinze ans. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#233;pris des autorit&#233;s pour les victimes s'est encore traduit en mars dernier, avec le fiasco du premier proc&#232;s. Il &#233;tait pr&#233;vu de n'y consacrer qu'une demi-journ&#233;e (deux apr&#232;s demande insistante des familles) dans une salle trop petite. Du coup, les audiences ont &#233;t&#233; report&#233;es. Aujourd'hui, les victimes ont &#233;t&#233; entendues, mais ont-elles &#233;t&#233; &#233;cout&#233;es ? Freha et PBC risquent respectivement 30 000 et 50 000 euros d'amende, plus 5 000 euros de contraventions chacune. Mais si leur imprudence a &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;e, c'est un sentiment d'injustice qui demeure, le sentiment que tout n'a pas &#233;t&#233; fait pour retrouver et traduire les vrais coupables en justice : l'incendiaire, certes, mais aussi les repr&#233;sentants de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>22, v'la la presse !</title>
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&lt;p&gt;&#192; Belleville, les biffins et leurs &#171; march&#233;s de la mis&#232;re &#187; sont les nouvelles proies de la chasse aux pauvres. Une fringante &#171; brigade sp&#233;ciale de terrain &#187; de la police nationale quadrille d&#233;sormais le quartier. Avec, en renfort, les quotidiens parisiens. Belleville. Ce quartier populaire de Paris, qui abrite l'un des principaux march&#233;s de chiffonniers de la capitale, est de plus en plus pris&#233; par les veinards pouvant pr&#233;senter de belles fiches de paye. Comme d'ordinaire dans ce cas, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Belleville, les biffins et leurs &#171; march&#233;s de la mis&#232;re &#187; sont les nouvelles proies de la chasse aux pauvres. Une fringante &#171; brigade sp&#233;ciale de terrain &#187; de la police nationale quadrille d&#233;sormais le quartier. Avec, en renfort, les quotidiens parisiens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Belleville&lt;/strong&gt;. Ce quartier populaire de Paris, qui abrite l'un des principaux march&#233;s de chiffonniers de la capitale, est de plus en plus pris&#233; par les veinards pouvant pr&#233;senter de belles fiches de paye. Comme d'ordinaire dans ce cas, leur arriv&#233;e s'accompagne d'op&#233;rations visant &#224; chasser les plus gueux. En janvier dernier, une nouvelle &#233;tape a &#233;t&#233; franchie avec la cr&#233;ation d'une &#171; brigade sp&#233;ciale de terrain &#187; de la police nationale. D&#233;sormais, la bleusaille, accompagn&#233;e de suppl&#233;tifs municipaux, quadrille le quartier pour mettre fin aux &#171; march&#233;s de la mis&#232;re &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une campagne de presse, illustr&#233;e de jolies photos, a escort&#233; l'arriv&#233;e de ces nouveaux k&#233;pis chasse-mis&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Nom de code : BST, pour brigade sp&#233;cialis&#233;e de terrain de Belleville. Le pr&#233;fet de police de Paris a annonc&#233; hier la cr&#233;ation de cette unit&#233; de police et son entr&#233;e en fonction d&#232;s lundi &#187;&lt;/i&gt;, claironnait &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; dans son &#233;dition du 22 janvier dernier. En f&#233;vrier, ce sont les gratuits &lt;i&gt;20 Minutes&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Direct Matin&lt;/i&gt; qui bombardent l'&#233;v&#232;nement en une.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous sommes bien conscients de la dimension sociale des march&#233;s de la mis&#232;re, conc&#233;daient les &#233;lus du Xe et du XIe arrondissement dans Le Parisien du 20 janvier. Mais, dans l'imm&#233;diat, notre priorit&#233;, c'est de lib&#233;rer l'espace occup&#233; par le march&#233; sauvage. &#187;&lt;/i&gt; Au journaliste, plus l&#232;che-cul que fouille-merde, de conclure que &lt;i&gt;&#171; la solution viendra peut-&#234;tre de la BST du bas-Belleville que la pr&#233;fecture de police va mettre en place. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 janvier, le jour de la premi&#232;re patrouille, Patrick Bloche, le maire socialiste du XIe arrondissement, soutient dans &lt;i&gt;20 Minutes&lt;/i&gt; que les pauvres sont ravis d'&#234;tre expuls&#233;s : &lt;i&gt;&#171; La population de Belleville, qui est d&#233;j&#224; pr&#233;caris&#233;e, a parfois le sentiment d'&#234;tre d&#233;laiss&#233;e, abandonn&#233;e. La visibilit&#233; de cette brigade sera d&#233;terminante pour am&#233;liorer la qualit&#233; de vie dans le quartier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours apr&#232;s la mise en place de la brigade, les journalistes du &lt;i&gt;Parisien&lt;/i&gt; (20/02/11) et de &lt;i&gt;20 Minutes&lt;/i&gt; (11/02/11) retournent sur le terrain. Tout en flagornerie, le quotidien du groupe Amaury tresse des colliers de fleurs &#224; la gent polici&#232;re : &lt;i&gt;&#171; La nouvelle brigade [&#8230;] &#233;tait en effet tr&#232;s attendue par les habitants&lt;/i&gt; [Ha ?] &lt;i&gt;et les &#233;lus des environs du carrefour Belleville. &#187;&lt;/i&gt; Les deux journaux citent les m&#234;mes propos du pr&#233;fet, pour qui ses troupes doivent &lt;i&gt;&#171; &#233;tablir un contact plus affirm&#233; avec la population. &#187;&lt;/i&gt; Cependant, le brave homme semble un peu honteux : &lt;i&gt;&#171; Notre but n'est pas de devenir une brigade anti-vente &#224; la sauvette &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il, tout en soulignant que &lt;i&gt;&#171; ce sera bien &#233;videmment une de nos priorit&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop occup&#233; &#224; avaler les couleuvres pr&#233;fectorales, &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; peine &#224; percevoir l'efficacit&#233; toute relative de la pr&#233;sence polici&#232;re : &lt;i&gt;&#171; &#192; la sortie du m&#233;tro, les hommes de la BST pressent les derniers vendeurs de partir. Menace de contr&#244;les, &#233;clats de voix, cohue et confusion&#8230; L'ambiance est &#233;lectrique, mais le carrefour Belleville finira par s'&#233;claircir. Le march&#233; de la mis&#232;re se reformera quelques minutes plus tard un peu plus loin. &#8220;C'est vrai que &#231;a ne fait que d&#233;placer les probl&#232;mes. Mais au moins&#8230; plus devant chez nous&#8221; &#187;&lt;/i&gt;, commente un riverain satisfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si son confr&#232;re sert la soupe, &lt;i&gt;20 Minute&lt;/i&gt;s se veut l&#233;g&#232;rement plus ironique : &lt;i&gt;&#171; Les Bellevillois n'avaient jamais vu autant de bleu dans la rue &#187;&lt;/i&gt;, note-t-il, n'h&#233;sitant pas &#224; &#233;crire que cette nouvelle brigade&lt;i&gt; &#171; se veut plus muscl&#233;e &#187;&lt;/i&gt; que l'Unit&#233; territoriale de quartier (Uteq) qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233;e. Au d&#233;tour d'un verbe, le quotidien gratuit doute m&#234;me de la performance du dispositif : &lt;i&gt;&#171; Des rondes quotidiennes cens&#233;es affirmer une pr&#233;sence polici&#232;re forte, endiguer le ph&#233;nom&#232;ne des march&#233;s &#224; la sauvette et lutter contre les trafics. &#187;&lt;/i&gt; Et m&#234;me s'il ne peut s'emp&#234;cher de conclure sur une agression de policiers &#224; Asni&#232;res-Gennevilliers &#8211; qui subit la m&#234;me exp&#233;rience &#8211;, le quotidien donne aussi la parole aux biffins et &#224; une habitante les soutenant, ce que son coll&#232;gue payant se garde bien de faire. Alors, &#224; quoi bon payer pour cette presse-l&#224; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ma radio, c'est du b&#233;ton !</title>
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&lt;p&gt;CQFD &#233;tait l&#224; pour trinquer aux vingt-cinq ans de Radio B&#233;ton], elle est aujourd'hui une institution locale. &#192; Tours, le 15 janvier dernier, impossible de louper son camion qui ouvre le cort&#232;ge de la manif contre le congr&#232;s du Front national. Au micro, l'&#233;quipe de &#171; Pol&#233;mix et la voix off &#187; promettent &#171; de la viande halal pour le Front national &#187;. Plus tard, alors que pav&#233;s et lacrymos volent en tout sens, un reporter coiff&#233; d'un casque de chantier se rend au chevet d'un quidam allong&#233; sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no86-fevrier-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;86 (f&#233;vrier 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vert" rel="tag"&gt;vert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Radio" rel="tag"&gt;Radio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Robert" rel="tag"&gt;Robert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/militant-Vert" rel="tag"&gt;militant Vert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pascal-Robert" rel="tag"&gt;Pascal Robert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Radio-Transistours" rel="tag"&gt;Radio Transistours&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Radio-Beton" rel="tag"&gt;Radio B&#233;ton&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/libre-tourangelle" rel="tag"&gt;libre tourangelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Paris-16007" rel="tag"&gt;Paris.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Beton" rel="tag"&gt;B&#233;ton&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &#233;tait l&#224; pour trinquer aux vingt-cinq ans de &lt;a href=&#034;http://www.radiobeton.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio B&#233;ton&lt;/a&gt;, une radio associative de Tours. Des d&#233;buts ill&#233;gaux &#224; la reconnaissance actuelle, en passant par une scission et l'interdiction d'&#233;mettre, retour sur un quart de si&#232;cle d'ondes libres. Reportage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On avait des plans pour trouver des &#233;metteurs &#224; Paris. &#187;&lt;/i&gt; Pascal Robert, aujourd'hui militant Vert, raconte les d&#233;buts &#233;piques de Radio Transistours en 1978-1979, la premi&#232;re radio libre tourangelle. &lt;i&gt;&#171; Il y avait &#224; l'&#233;poque des techniciens fous qui faisaient des &#233;metteurs pour un prix d&#233;risoire. &#187;&lt;/i&gt; Face &#224; la r&#233;pression qui entoure l'explosion du nombre de radios libres, &lt;i&gt;&#171; on a &#233;t&#233; plus malins que les flics, on ne s'est jamais fait piquer le mat&#233;riel, mais on n'a jamais &#233;mis en direct non plus. On avait des &#233;missions enregistr&#233;es qu'on diffusait une heure par semaine. On &#233;mettait depuis les hauteurs de Tours. L &#8216;&#233;metteur &#233;tait dans une belle voiture, avec un gentil petit couple, et autour, il y avait des vieilles bagnoles, des 403 et des 404, couvertes d'autocollants, avec des chevelus aux volants. D&#232;s que les flics se pointaient, tout le monde se barrait. Et, dans la jolie petite voiture neuve, le gentil petit couple coupait brusquement l'&#233;metteur en filant peinard. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Radio B&#233;ton est n&#233;e en 1984-1985 d'une scission de l'&#233;quipe de Radio Transistours. Autoris&#233;e &#224; &#233;mettre seulement &#224; partir d'octobre 1990&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Apr&#232;s une interdiction d'&#233;mettre en 1986 suivie d'une saisie de son mat&#233;riel (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, elle est aujourd'hui une institution locale. &#192; Tours, le 15 janvier dernier, impossible de louper son camion qui ouvre le cort&#232;ge de la manif contre le congr&#232;s du Front national&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Compte-rendu en images de cette manif sur http://paris.indymedia.org/spip.php...&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Au micro, l'&#233;quipe de &#171; Pol&#233;mix et la voix off &#187;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;mission connue pour ses montages de discours politiques, reprise un temps (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; promettent &lt;i&gt;&#171; de la viande halal pour le Front national &#187;&lt;/i&gt;. Plus tard, alors que pav&#233;s et lacrymos volent en tout sens, un reporter coiff&#233; d'un casque de chantier se rend au chevet d'un quidam allong&#233; sur le sol face aux CRS, pour l'interviewer. C'est JBD, de Pol&#233;mix, qui utilise son t&#233;l&#233;phone portable pour faire des directs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 12 au 16 janvier derniers, pour ses vingt-cinq ans, la radio a install&#233; son quartier g&#233;n&#233;ral dans une caserne d&#233;saffect&#233;e. Au premier &#233;tage se trouve une salle d'exposition et, dans un petit espace d&#233;di&#233; au blind-test, se concentrent une vingtaine de curieux s'amusant &#224; &#233;couter des extraits de la playlist de Radio Nostalgie. Mais l'essentiel est au rez-de-chauss&#233;e : le bar &#8211; o&#249; se tient le direct &#8211; et, en face, la salle de concert. Dans l'escalier, juste au-dessus, sur une immense affiche, une grand-m&#232;re acari&#226;tre, bigoudis sur la t&#234;te et balais mena&#231;ant, hurle : &lt;i&gt;&#171; Au secours ! Ma fille &#233;coute Radio B&#233;ton ! &#187;&lt;/i&gt; Au sous-sol, l'on tombe sur un ministudio d'enregistrement, rose &#224; l'ext&#233;rieur, bleu nuit &#224; l'int&#233;rieur, et cette mention : &lt;i&gt;&#171; Vingt-cinq secondes pour se la raconter. &#187;&lt;/i&gt; Qu&#233;zaco ? Une des animatrices nous explique : &lt;i&gt;&#171; Les gens sont tout seuls face &#224; un micro, et ont vingt-cinq secondes pour se raconter. Parfois, on les aide en leur posant des questions&#8230; Vous voulez essayer ? &#187;&lt;/i&gt; Les s&#233;quences enregistr&#233;es sont diffus&#233;es dans les toilettes. Au sous-sol &#233;galement se trouve la cuisine, o&#249; l'on rencontre un autre Pascal, tout aussi cuistot que fondateur de la radio : &lt;i&gt;&#171; C'est une radio engag&#233;e. On n'est pas neutres, on ne l'a jamais &#233;t&#233;, et l'on ne veut pas l'&#234;tre. &#187;&lt;/i&gt; Un engagement qui est &#224; la fois musical et politique. Radio B&#233;ton a en effet, depuis ses d&#233;buts, vocation &#224; soutenir les sc&#232;nes &#233;mergeantes, qu'elles soient rock, hip-hop ou &#233;lectro. C&#244;t&#233; politique, on y &#233;coute deux &#233;missions phares :&lt;i&gt; &#171; Demain le grand soir &#187;&lt;/i&gt;, de tendance libertaire, et &lt;i&gt;&#171; Des &#244; et d&#233;bats &#187;&lt;/i&gt;, d'orientation plus mainstream, qui n'h&#233;site pas, au moment des &#233;lections, &#224; organiser des d&#233;bats entre des candidats de droite comme de gauche. N&#233;anmoins, chacun s'accorde sur le &#171; respect mutuel &#187; et &#171; l'esprit de libert&#233; &#187; qui r&#232;gnent toujours &#224; B&#233;ton, tant dans son fonctionnement que dans l'expression des id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au fait, d'o&#249; vient ce nom ? C'est JBD qui r&#233;pond : &lt;i&gt;&#171; C'est l'histoire d'une horrible scission. Radio Transistours &#233;tait une radio de gauchistes qui &#233;coutaient du jazz et qui se sont sentis d&#233;bord&#233;s par des rockeurs sans foi ni loi. Les jazzeux ont donc vir&#233; les intrus qui se sont retrouv&#233;s dans un garage o&#249; ils ont d&#233;cid&#233; de faire une autre radio. L'un d'eux a dit : &#8220;Il faut lui trouver un nom b&#233;ton !&#8221; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Apr&#232;s une interdiction d'&#233;mettre en 1986 suivie d'une saisie de son mat&#233;riel en 1990.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Compte-rendu en images de cette manif sur &lt;a href=&#034;http://paris.indymedia.org/spip.php?article5233&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://paris.indymedia.org/spip.php...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;mission connue pour ses montages de discours politiques, reprise un temps par Radio Nova, &lt;a href=&#034;https://www.polemixetlavoixoff.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.polemixetlavoixoff.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>France grand si&#232;cle</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/France-grand-siecle</link>
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		<dc:date>2010-11-23T16:15:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Anne Boutoleau</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<dc:subject>Pierre Carles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaque mois, le gratin politico-&#233;conomico-m&#233;diatique parisien se retrouve autour de la table pour un &#171; d&#238;ner du Si&#232;cle &#187;. Mais, fin octobre, la pl&#232;be est venue se moucher dans la nappe... Prochaine &#233;ch&#233;ance : le 24 novembre. DEPUIS 1944, la classe dirigeante fran&#231;aise, &#224; l'initiative du club Le Si&#232;cle, se retrouve chaque quatri&#232;me mercredi du mois autour d'un bon repas &#224; l'Automobile Club de France, sis &#224; l'h&#244;tel Crillon &#224; Paris. Face &#224; lui : l'Assembl&#233;e nationale, dont le pr&#233;tendu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-83-novembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 83 (novembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/siecle" rel="tag"&gt;si&#232;cle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/club" rel="tag"&gt;club&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/autour-d-un" rel="tag"&gt;autour d'un&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-hotel-Crillon" rel="tag"&gt;l'h&#244;tel Crillon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dirigeante-francaise" rel="tag"&gt;dirigeante fran&#231;aise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pierre-Carles" rel="tag"&gt;Pierre Carles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque mois, le gratin politico-&#233;conomico-m&#233;diatique parisien se retrouve
autour de la table pour un &#171; d&#238;ner du Si&#232;cle &#187;. Mais, fin octobre, la pl&#232;be est venue
se moucher dans la nappe... Prochaine &#233;ch&#233;ance : le 24 novembre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;DEPUIS 1944, la classe dirigeante fran&#231;aise, &#224;
l'initiative du club Le Si&#232;cle, se retrouve
chaque quatri&#232;me mercredi du mois autour
d'un bon repas &#224; l'Automobile Club de France,
sis &#224; l'h&#244;tel Crillon &#224; Paris. Face &#224; lui :
l'Assembl&#233;e nationale, dont le pr&#233;tendu pouvoir est
ridiculis&#233; par de telles r&#233;unions, o&#249; des Pujadas, Fillon,
Strauss-Kahn et baron Seilli&#232;re conversent de haute
politique entre deux bouch&#233;es. Depuis 2008, Le Si&#232;cle
est pr&#233;sid&#233; par Denis Kessler, PDG du groupe d'assurances Scor et ancien vice-pr&#233;sident du Medef. Mais
depuis quelques mois, un petit groupe de joyeux trublions emmen&#233;s par Pierre Carles s'y rend
r&#233;guli&#232;rement &#8211; l'id&#233;e est n&#233;e lors du tournage de &lt;i&gt;Fin
de concession&lt;/i&gt; &#8211; afin de recenser les pr&#233;sents et de tenter
de perturber l'entr&#233;e des lieux. Mercredi 27 octobre,
c'est une centaine de personnes qui se retrouvent &#224;
19 heures devant le lieu des agapes.
Michel Fiszbin, producteur de Fin de concession, pr&#233;cise l'objectif du rassemblement. &lt;i&gt;&#171; On veut leur dire
qu'on ne les oubliera pas, que s'ils rentrent, eux, journalistes, ils deviennent otages des puissants et que ce
n'est pas bon pour leur ind&#233;pendance. On va donc les
emp&#234;cher, contre leur propre volont&#233;, de se faire du
mal : il s'agit d'une action humanitaire pour les emp&#234;cher de se contaminer ! Car s'ils le sont, eux, les responsables de l'information, alors il faudra qu'on abatte
tout le troupeau. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appel ayant &#233;t&#233; rendu public sur Internet, un cordon
de flics est pr&#233;sent. Pendant presque une heure, c'est
l'incertitude : si quelqu'un croit apercevoir Alain
Duhamel &#224; une fen&#234;tre, pas de trace des luxueuses berlines venues d&#233;poser nos amis, pourtant attendus par
une horde de laquais. Y aurait-il une porte d&#233;rob&#233;e ?
Le d&#238;ner du Si&#232;cle a-t-il &#233;t&#233; d&#233;localis&#233; en Roumanie ?
&lt;i&gt;&#171; On va attendre huit heures, et &#224; huit heures s'ils ne
sont pas l&#224;, c'est que le d&#238;ner du Si&#232;cle a &#233;t&#233; dissous &#187;,&lt;/i&gt;
d&#233;cr&#232;te Pierre Carles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieux, un quidam bien sap&#233; s'approche de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; :
&lt;i&gt;&#171; Expliquez-moi, c'est une manifestation pour quoi,
&#231;a ? &#187;&lt;/i&gt; Mais le quidam n'est pas si innocent qu'il en a
l'air : Renaud Girard, ancien reporter de guerre
aujourd'hui &#233;crivain, est invit&#233; au d&#238;ner. Il &lt;i&gt;&#171; ne voit pas
ce qu'il y a de mal &#187;&lt;/i&gt; dans le fait que &lt;i&gt;&#171; des journalistes,
des membres de diff&#233;rents partis de la gauche et de la
droite, des professeurs de m&#233;decine et des syndicalistes &#187;&lt;/i&gt;
d&#238;nent ensemble. Et peut-on se joindre &#224; ce beau linge
compos&#233; de gens &lt;i&gt;&#171; tr&#232;s diff&#233;rents &#187;&lt;/i&gt; ? &lt;i&gt;&#171; Non, parce que
si vous faites un d&#238;ner chez vous, je ne vais pas rentrer
si je ne suis pas invit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Peu apr&#232;s, les premiers convives
arrivent enfin. Certains se faufilent en douce, d'autres
repartent en courant en faisant un bras d'honneur.
Mais de quoi tous ces gens parlent-ils ? &lt;i&gt;&#171; C'est inint&#233;ressant &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond Guillaume P&#233;py, patron de la SNCF.
Puis c'est au tour de Nicolas Seydoux, le PDG de
Gaumont, d'&#234;tre chaudement f&#233;licit&#233; par un manifestant &#8211; &lt;i&gt;&#171; Cet homme a sauv&#233; &lt;/i&gt;Lib&#233;&lt;i&gt; ! &#187;&lt;/i&gt; &#8211; tandis que, courageux, un &#233;lu Europe &#201;cologie au conseil r&#233;gional
d'&#206;le-de-France ne craint pas la contamination : &lt;i&gt;&#171; J'adore
la contradiction ! &#187;&lt;/i&gt; On l'applaudit ! Clou de la soir&#233;e,
Arlette Chabot est imm&#233;diatement entour&#233;e et arros&#233;e
de serpentins en bombe : &lt;i&gt;&#171; Lib&#233;rez Arlette ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue de cette m&#233;morable soir&#233;e, il est convenu
de se redonner rendez-vous chaque mois. Prochaine
&#233;ch&#233;ance : le 24 novembre. Cette fois-ci, les gueux et
les gueuses d&#238;neront aussi : lecteurs de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;,
apportez vin chaud, amuse-gueules, g&#226;teaux et tous
vos coll&#232;gues !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mare aux canards d'&#233;levage</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-mare-aux-canards-d-elevage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-mare-aux-canards-d-elevage</guid>
		<dc:date>2009-02-13T10:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Anne Boutoleau</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tats</dc:subject>
		<dc:subject>mission</dc:subject>
		<dc:subject>presse</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tats g&#233;n&#233;raux</dc:subject>
		<dc:subject>presse &#233;crite</dc:subject>
		<dc:subject>Edwy Plenel</dc:subject>
		<dc:subject>MISSION ACCOMPLIE</dc:subject>
		<dc:subject>bedonnant Tiers-&#201;tat</dc:subject>
		<dc:subject>mal-nomm&#233;s &#201;tats</dc:subject>
		<dc:subject>ACCOMPLIE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors qu'avec les r&#233;formes sarkoziennes le rouleau compresseur de la concentration s'abat sur les m&#233;dias, les initiatives &#171; critiques &#187; se multiplient, mais bien ti&#232;dement et en ordre dispers&#233;. Quand on jette un coup d'&#339;il au pedigree des &#171; dissidents &#187;, on comprend pourquoi&#8230; MISSION ACCOMPLIE pour les mal-nomm&#233;s &#201;tats g&#233;n&#233;raux de la presse &#233;crite, qui ont r&#233;uni pendant plus de deux mois &#224; huis-clos le bedonnant Tiers-&#201;tat des patrons de presse. Cette parodie de consultation, au sein de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-62-decembre-2008" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 62 (d&#233;cembre 2008)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Etats" rel="tag"&gt;&#201;tats&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mission" rel="tag"&gt;mission&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/presse" rel="tag"&gt;presse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Etats-generaux" rel="tag"&gt;&#201;tats g&#233;n&#233;raux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/presse-ecrite" rel="tag"&gt;presse &#233;crite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Edwy-Plenel" rel="tag"&gt;Edwy Plenel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/MISSION-ACCOMPLIE" rel="tag"&gt;MISSION ACCOMPLIE&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bedonnant-Tiers-Etat" rel="tag"&gt;bedonnant Tiers-&#201;tat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mal-nommes-Etats" rel="tag"&gt;mal-nomm&#233;s &#201;tats&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ACCOMPLIE" rel="tag"&gt;ACCOMPLIE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors qu'avec les r&#233;formes sarkoziennes le rouleau compresseur de la concentration s'abat sur les m&#233;dias, les initiatives &#171; critiques &#187; se multiplient, mais bien ti&#232;dement et en ordre dispers&#233;. Quand on jette un coup d'&#339;il au pedigree des &#171; dissidents &#187;, on comprend pourquoi&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;MISSION ACCOMPLIE pour les mal-nomm&#233;s &#201;tats g&#233;n&#233;raux de la presse &#233;crite, qui ont r&#233;uni pendant plus de deux mois &#224; huis-clos le bedonnant Tiers-&#201;tat des patrons de presse. Cette parodie de consultation, au sein de laquelle n'ont si&#233;g&#233; que sept journalistes de terrain sur cent quarante participants, devrait avaliser les projets sarkoziens de &#171; r&#233;forme &#187; du syst&#232;me m&#233;diatique fran&#231;ais. En 2009, une fois les derniers obstacles &#224; la concentration des entreprises de presse lev&#233;s, Dassault, Bouygues et Lagard&#232;re pourront b&#226;tir &#224; loisir des groupes multim&#233;dias de stature internationale, servis par des bataillons de journalistes pr&#233;caires. Une AFP privatis&#233;e refourguera une information au rabais &#224; ses clients. D&#233;j&#224;, elle se cherche de nouveaux march&#233;s : le 13 novembre, elle annon&#231;ait avoir sign&#233; un &#171; accord strat&#233;gique &#187; avec Relaxnews, agence d&#233;di&#233;e &#224; l'information sur les loisirs, afin de lancer d&#232;s janvier le premier fil mondial sur le sujet, qui aura pour devise : &lt;i&gt;&#171; Toujours plus de loisirs, surtout par temps de crise ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suppression, sans compensations financi&#232;res suffisantes, de la publicit&#233; sur les cha&#238;nes publiques va faire le bonheur de TF1, press&#233;e de r&#233;cup&#233;rer cette manne alors que son audience s'effrite. Demain, une t&#233;l&#233;vision publique r&#233;duite &#224; la portion congrue diffusera en priorit&#233; les communiqu&#233;s pr&#233;sidentiels et des spots &#224; caract&#232;re &#171; civique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; un tel assaut, force est de constater que la r&#233;ponse n'est pas &#224; la hauteur. C'est en ordre dispers&#233; que la profession fait mine de montrer les crocs. Alors que les &#201;tats g&#233;n&#233;raux sont quasiment boucl&#233;s et que le vote de la loi sur la &#171; r&#233;forme &#187; de l'audiovisuel public est emball&#233;, voici que tout &#224; coup d'&#233;tonnantes initiatives &#171; critiques &#187; se multiplient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Edwy Plenel qui le premier a d&#233;gain&#233; son pistolet &#224; bouchon. Lui qui avait en son temps d&#233;fendu l'entr&#233;e en Bourse du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, d&#233;couvre, depuis qu'il en a &#233;t&#233; vir&#233;, les effets n&#233;fastes de la finance sur la presse. Avec son site Mediapart et la complicit&#233; de Reporters sans fronti&#232;res, il bidouille donc des &#201;tats g&#233;n&#233;raux &#171; off &#187;, autour desquels gravitent d'authentiques martyrs de la libert&#233; de la presse comme le paparazzo Alain Genestar (ancien directeur de &lt;i&gt;Paris-Match&lt;/i&gt;), des journalistes satirico-l&#232;che-bottes comme Charb et Caroline Fourest (&lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt;), des &#171; penseurs de g&#244;che &#187; comme Pierre Rosanvallon, ou encore des responsables politiques. Si ces meetings et p&#233;titions rencontrent un certain succ&#232;s dans le petit milieu parisien de la presse, ils soul&#232;vent beaucoup moins d'enthousiasme du c&#244;t&#233; des syndicalistes, qui n'ont pas eu droit au moindre temps de parole lors de la premi&#232;re de ces r&#233;unions &#171; participatives &#187; (le public non plus d'ailleurs)&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire le compte rendu de cette derni&#232;re dans Le Plan B n&#176;16 qui vient de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas &#234;tre en reste, le t&#233;m&#233;raire hebdomadaire &lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt; caqu&#232;te lui aussi en faveur de&lt;i&gt; &#171; l'ind&#233;pendance et [du] pluralisme des m&#233;dias &#187;&lt;/i&gt; et contre la loi permettant au pr&#233;sident de la R&#233;publique de d&#233;signer et de r&#233;voquer au doigt et &#224; l'&#339;il le PDG de l'audiovisuel public. Alors que seuls soixante d&#233;put&#233;s, dont vingt et un de gauche, ont vot&#233; ce texte, l'appel de &lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; paraph&#233; par les principaux responsables syndicaux et politiques (&#224; l'exception de ceux de l'UMP). Sont aussi signataires une foule de chauds partisans des m&#233;dias libres et ind&#233;pendants, parmi lesquels se haussent du col Herv&#233; Bourges (ex-patron de TF1, de France T&#233;l&#233;visions et du Conseil sup&#233;rieur de l'audiovisuel), Mich&#232;le Cotta (ex-pr&#233;sidente de la Haute Autorit&#233; de la communication audiovisuel), Laurent Joffrin (PDG barbichu de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;), l'indispensable Jean-Fran&#231;ois Kahn (cofondateur de &lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt;), Edwy Plenel (encore lui !), le s&#233;millant Philippe Val et le philosophe Bernard Stiegler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui pourrait croire un seul instant que c'est avec une telle ribambelle d'Iznogoud, qui ne r&#234;vent que de glisser leurs gros orteils dans les pantoufles du calife Lagard&#232;re, qu'on verra fleurir une presse &#224; la hauteur des bagarres &#224; venir ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire le compte rendu de cette derni&#232;re dans &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; n&#176;16 qui vient de para&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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