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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; Partir du petit bout de la lutte &#187;</title>
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		<dc:date>2016-12-12T02:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexane Brochard, Ferdinand Cazalis</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Benoit Guillaume</dc:subject>
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&lt;p&gt;WTF with community organising ? Retour aux sources d'un syndicalisme non-corporatiste, combatif et internationaliste, avec ses agitateurs itin&#233;rants allumant des m&#232;ches depuis l'ext&#233;rieur des entreprises ? Ou avatar &#171; lutte des classes &#187; des ONG mainstream ? Posons la question. Qu'est-ce que le ReAct ? C'est une petite association qui s'est cr&#233;&#233;e &#224; Grenoble en 2011 autour de quelques militants, avec l'id&#233;e que beaucoup d'injustices sociales et environnementales reposent sur le pouvoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no149-decembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;149 (d&#233;cembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bollore" rel="tag"&gt;Bollor&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ReAct" rel="tag"&gt;ReAct&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;WTF with community organising&lt;/i&gt; ? Retour aux sources d'un syndicalisme non-corporatiste, combatif et internationaliste, avec ses agitateurs itin&#233;rants allumant des m&#232;ches depuis l'ext&#233;rieur des entreprises ? Ou avatar &#171; lutte des classes &#187; des ONG &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt; ? Posons la question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1775 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH467/-88-36942.jpg?1768815838' width='500' height='467' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beno&#238;t Guillaume
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que le ReAct ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est une petite association qui s'est cr&#233;&#233;e &#224; Grenoble en 2011 autour de quelques militants, avec l'id&#233;e que beaucoup d'injustices sociales et environnementales reposent sur le pouvoir excessif et croissant des multinationales. D'o&#249; l'envie d'un r&#233;seau transnational d'intervention, en d&#233;veloppant des r&#233;seaux militants en vue d'actions directes coordonn&#233;es contre des multinationales cibl&#233;es. L'association s'est alors mise en route autour d'un projet en particulier : une rencontre en 2011 avec des paysans camerounais qui se sont fait voler leur terre par les entreprises de Bollor&#233;, tr&#232;s implant&#233;es sur le continent africain. Ils &#233;taient compl&#232;tement d&#233;munis face &#224; une entreprise bas&#233;e en France, mais qui a ses plantations d'huile de palme au Cameroun. Le travail du ReAct a &#233;t&#233; alors de mettre en lien les riverains camerounais de Bollor&#233; avec ceux du Lib&#233;ria, de Sierra Leone, ou du Cambodge, victimes des m&#234;mes exactions.&lt;br class='manualbr' /&gt;En 2013-14, en m&#234;me temps que des actions coordonn&#233;es dans plusieurs pays, des membres des diasporas camerounaises, ivoiriennes, cambodgiennes vivant en France se sont invit&#233;s &#224; la tour Bollor&#233;, le jour de l'AG du groupe. Munis de b&#234;ches, de r&#226;teaux, de pioches, ils ont jardin&#233; la pelouse en disant : &#171; &lt;i&gt;On n'a plus de terres disponibles dans notre pays, alors on vient planter le manioc sur votre pelouse, M. Bollor&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Au m&#234;me moment, ils &#233;taient des centaines &#224; occuper les terres et bloquer les usines au Cameroun, au Liberia, au Cambodge et en C&#244;te d'Ivoire. Vincent Bollor&#233; a finalement accept&#233; une n&#233;gociation internationale avec des repr&#233;sentants de chaque pays en novembre 2014. Des engagements ont &#233;t&#233; pris, les avanc&#233;es sur le terrain sont notables (r&#233;trocession de parcelles, compensations pour les terres accapar&#233;es, arr&#234;t des pollutions des eaux), mais la lutte est encore loin d'&#234;tre gagn&#233;e et les actions se sont multipli&#233;es en 2015-16 pour pousser la multinationale &#224; aller plus loin. &lt;br class='manualbr' /&gt;Dans notre jargon, les militants du ReAct ne sont pas les &#171; leaders &#187; de la mobilisation, mais les &#171; organisateurs &#187;. La diff&#233;rence est importante. Les organisateurs ne portent pas la col&#232;re : ils sont plus distants de l'objet de la lutte, ont le temps de faire ce travail d'organisation, et sont parfois pay&#233;s comme permanents. Les leaders, eux, subissent la domination. Ils vont partir de leur col&#232;re pour construire leurs revendications, avec toutes les personnes concern&#233;es et pr&#234;tes &#224; s'engager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des r&#233;seaux d'entraide syndicale existent. Comment vous en diff&#233;renciez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;On est compl&#233;mentaires des syndicats, on travaille avec eux dans la majorit&#233; des cas. La diff&#233;rence, c'est le pas de c&#244;t&#233; qu'on fait : on essaye de sortir la lutte du cadre de l'entreprise d&#232;s le d&#233;but en cr&#233;ant les liens avec les quartiers, avec les associations, en mobilisant d'autres r&#233;seaux. Le mot cl&#233; : d&#233;cloisonner le syndicalisme. On commence par le petit bout de la lutte : par exemple se poster devant les restaurants et discuter avec les salari&#233;s de la restauration rapide, pour comprendre leurs probl&#232;mes, et comment on peut les organiser. On ne veut pas r&#233;fl&#233;chir dans un cadre donn&#233;, qui serait le cadre syndical, parfois un peu scl&#233;rosant, car divis&#233; en secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu as des exemples en France de luttes fond&#233;es sur ces alliances entre associations, communaut&#233;s et syndicats ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Sur ce point, on est tr&#232;s inspir&#233;s par ce qui se passe aux &#201;tats-Unis autour du collectif Fight for 15$, fond&#233; sur cette coordination entre syndicats et associations de quartier. Notamment autour des luttes dans la restauration rapide. McDonald's est le deuxi&#232;me plus gros employeur mondial, imposant donc une norme en terme d'emploi.&lt;br class='manualbr' /&gt;&#192; cause de l'&#233;vasion fiscale de McDo, les salari&#233;s ne peuvent ni avoir de prime d'int&#233;ressement, ni n&#233;gocier leur salaire, ni avoir de majoration du travail de nuit, etc. Pour les gr&#232;ves des travailleurs de McDo, nous avons fait venir des associations de quartier (comme l'Alliance citoyenne &#224; Aubervilliers, qui m&#232;ne des batailles sur des questions de loyers, d'ascenseur, etc.), des syndicats lyc&#233;ens, des gens d'Attac. Une autre campagne du ReAct a vis&#233; B2S, une centrale t&#233;l&#233;phonique bas&#233;e &#224; Roanne, Gennevilliers, Valenciennes et au Maroc. En France, les salari&#233;s subissaient un fort chantage &#224; la d&#233;localisation. Au Maroc, ils avaient de tr&#232;s mauvaises conditions de travail, avec un chantage &#224; la r&#233;pression et pas d'organisation. Quelques militants du ReAct, habitant au Maroc, sont all&#233;s rencontrer les salari&#233;s &#224; l'endroit o&#249; ils faisaient leur pause clope. Ils les ont inform&#233;s de ce qu'il se passait en France. Ces salari&#233;s ont fini par monter un syndicat, qui a permis de mettre en lien les salari&#233;s des deux pays. Les travailleurs d'ici sont all&#233;s protester en soutien aux travailleurs licenci&#233;s au Maroc &#224; cause de leurs revendications syndicales. &#199;a a cr&#233;&#233; du remue-m&#233;nage, et les salari&#233;s marocains ont &#233;t&#233; r&#233;int&#233;gr&#233;s. Tout &#231;a &#224; partir d'une discussion autour d'une pause clope !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous n'avez pas peur de dire aux gens de se syndiquer, et qu'ensuite, les syndicats ne soient pas &#224; la hauteur ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Il y a des d&#233;buts de luttes qui ne sont parfois pas reprises par les f&#233;d&#233;rations, parce que le temps syndical et les repr&#233;sentations locales font que ce n'est pas forc&#233;ment la priorit&#233;. Mais souvent, &#231;a pousse les syndicats &#224; s'engager. En 2001, il y a eu des occupations de McDonald's &#224; Paris, notamment &#224; Strasbourg-Saint-Denis, o&#249; les salari&#233;s ont men&#233; leur bataille en se syndiquant, car c'&#233;tait plus simple pour faire gr&#232;ve. L'action vaut toujours mieux que le n&#233;ant. On a envie de g&#233;n&#233;rer de l'action collective et d'obtenir des victoires. M&#234;me si le syndicat n'embraye pas derri&#232;re, &#231;a reste positif. Les gens se seront rencontr&#233;s, ils auront pris conscience de probl&#232;mes qu'ils partagent et de la possibilit&#233; de lutter. &#199;a cr&#233;e quand m&#234;me du collectif, &#231;a produit des choses et donne de la force d'action. On veut lancer des luttes, essayer, ressayer et r&#233;essayer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu as parl&#233; d'organisation, de leader, de &lt;i&gt;community organizing&lt;/i&gt;. Comment adaptez-vous cette m&#233;thode, venue des &#201;tats-Unis, au contexte fran&#231;ais ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Le &lt;i&gt;community organizing&lt;/i&gt; s'inspire des &#233;crits du sociologue de Chicago Saul Alinsky et de l'organisation Acorn. C'est un syndicalisme tout terrain. Cette m&#233;thode ne s'applique pas seulement dans le monde de l'entreprise, mais aussi &#224; l'&#233;chelle d'un quartier quand il y a un probl&#232;me de ramassage des d&#233;chets ou d'&#233;lectricit&#233;, etc. Il s'agit de partir de col&#232;res communes &#224; un groupe de personnes, d'y r&#233;fl&#233;chir ensemble, de les transformer en revendications sur une cible, et de s'organiser ensemble pour mener des actions, avec l'objectif de gagner sur les objectifs fix&#233;s collectivement. &lt;br class='manualbr' /&gt;On peut traduire &lt;i&gt;community organizing&lt;/i&gt; par &#171; organiser les citoyens &#187;, au sens o&#249; on organise les gens dans la cit&#233;, sur un territoire, comme le syndicalisme organise les travailleurs sur le lieu de travail. La &#171; community &#187; dans les pays anglo-saxons est un mot valise positif dont l'&#233;quivalent en fran&#231;ais pourrait &#234;tre la cit&#233;. L'erreur courante est de traduire &#231;a par &#171; organisation communautaire &#187;, alors que la m&#233;thode, si elle sait s'appuyer sur les r&#233;seaux communautaires et relationnels, ne se r&#233;duit pas &#224; un travail social communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu parles de petites victoires, de m&#233;thodes, d'organisation. Il y a quelque chose de tr&#232;s pragmatique, anti-id&#233;ologique, non ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Je ne dirais pas anti-id&#233;ologique, mais il y a cette id&#233;e de se dire que le but n'est pas de mener une bataille pour la beaut&#233; du geste. Si les gens s'organisent, montent des strat&#233;gies, c'est possible de gagner &#8211; partout. Quand on parle d'organisation de pr&#233;caires, c'est important. Si on ne gagne pas, si on n'a pas de petites victoires, &#231;a ne se reproduira plus, et il y a de grandes chances que les travailleurs ne se r&#233;engagent pas. C'est une forme de p&#233;dagogie de la lutte : chaque petite victoire am&#232;ne potentiellement une autre petite victoire. En fait, id&#233;ologiquement, on est assez ancr&#233; dans le syndicalisme r&#233;volutionnaire des origines d'un &#201;mile Pouget, qui valorise l'action directe et l'obtention de victoires concr&#232;tes (la 1&#232;re jambe de la charte d'Amiens) comme la base du travail politique &#224; mener. &lt;br class='manualbr' /&gt;Si on parvient &#224; obtenir une augmentation importante des salaires chez McDo, &#231;a veut dire qu'on oblige une multinationale &#224; redistribuer un peu plus les profits qu'elle g&#233;n&#232;re. C'est d&#233;j&#224; pas mal, car si cette lutte gagne, et qu'il y a un accord au niveau mondial sur les salaires de base chez McDo, cela aura un impact sur le capitalisme. Si les salari&#233;s peuvent faire reculer un g&#233;ant comme McDo, cela donne envie de se battre ailleurs. &lt;br class='manualbr' /&gt;Pour consolider ces pratiques, on d&#233;veloppe aussi des axes de recherche strat&#233;gique au service de la lutte, pour que des universitaires puissent fouiller dans les conflits en cours, et rapporter de la mati&#232;re qui aide les revendications des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais McDo existe toujours...&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Comme je le disais, on reste proche de cette id&#233;e de base du syndicalisme : il faut mener les batailles ici et maintenant, en fonction de ce dont on a besoin pour vivre mieux. Et pas fantasmer qu'on va abattre le capitalisme du jour au lendemain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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