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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>ZAD &#224; venir au pays des santons</title>
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		<dc:date>2013-06-15T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Malik Tournon, Roger Foulques</dc:creator>


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&lt;p&gt;Cinq jours durant, le FL&#233;O (Fabuleux laboratoire d'exp&#233;riences et d'occupations), rassemblant des collectifs proches et lointains du r&#233;seau Reclaim the Fields, s'est affair&#233; &#224; faire vivre une nouvelle zone &#224; d&#233;fendre (ZAD), menac&#233;e depuis 40 ans par un contournement routier. Depuis quelques mois couvait le projet d'une action concr&#232;te en ceinture verte d'Avignon pour d&#233;noncer un saccage &#224; venir : la construction d'une 2x2 voies devant relier, d'ici 15 ans, l'A9 &#224; l'A7 (ou LEO pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cinq jours durant, le FL&#233;O (Fabuleux laboratoire d'exp&#233;riences et d'occupations), rassemblant des collectifs proches et lointains du r&#233;seau Reclaim the Fields, s'est affair&#233; &#224; faire vivre une nouvelle zone &#224; d&#233;fendre (ZAD), menac&#233;e depuis 40 ans par un contournement routier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques mois couvait le projet d'une action concr&#232;te en ceinture verte d'Avignon pour d&#233;noncer un saccage &#224; venir : la construction d'une 2x2 voies devant relier, d'ici 15 ans, l'A9 &#224; l'A7 (ou LEO pour liaison est-ouest), en lieu et place d'habitations, de terres agricoles. &#201;chafaud&#233;e depuis un an, cette mont&#233;e en puissance d'une contestation locale fut le souhait de collectifs, r&#233;solus &#224; bousculer l'apparente indiff&#233;rence face au projet autoroutier.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_652 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/png/p03_carte_leo.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH349/p03_carte_leo-89761.png?1768731506' width='500' height='349' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La ceinture verte d'Avignon, enserr&#233;e entre les digues du TGV, une poign&#233;e de lotissements, l'affairisme en Courtine, et la zone commerciale de Cap Sud, est un &#238;lot agricole d'ores et d&#233;j&#224; mus&#233;ifi&#233; par la pression fonci&#232;re et le d&#233;lire de croissance qui anime les &#233;lus. Largement m&#233;connue des gens du cr&#251;, dot&#233;s pour oublier de la plus grande surface d'hypermarch&#233;s par habitant &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne, cette tache verte au milieu des infrastructures peut donc dispara&#238;tre, le d&#233;sir de nature &#233;tant toujours plus verdoyant ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants, eux, le per&#231;oivent de fa&#231;on plus aigu&#235;. Ils ont &#224; c&#339;ur de rappeler la qualit&#233; exceptionnelle de ces terres limoneuses mise en p&#233;ril par l'urbanisation galopante qui accompagnerait la rocade sit&#244;t construite. La plupart d'entre eux reconnaissent les m&#233;faits et le caract&#232;re ubuesque du projet LEO. Pour autant, les divergences d'approches et de pratiques contestataires &#233;tant manifestes, il n'existe pas de dynamique prompte &#224; rassembler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Issue de cette situation chaotique, le groupe LEOpart s'est constitu&#233; avec des priorit&#233;s : occuper des terres en vue de les cultiver, redonner vie aux multiples friches, susciter soutien et confiance envers les locaux, pour nombre d'entre eux d&#233;sabus&#233;s. Puis, le souhait d'associer plus largement des populations de la ville &#224; cette occupation-plantation a rendu n&#233;cessaire un appel &#224; rassemblement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi 27 avril. Place Pie, 9h. La pluie commence pour quatre jours. Entre le d&#233;ploiement d'un barnum et l'agitation des talkies-walkies de la police municipale, nous sommes bient&#244;t plus de deux cents &#224; nous r&#233;unir sous les platanes. Atmosph&#232;re flottante d'une manif sauvage, binettes, fourches, poucettes, banderoles et batucada. Une sono est d&#233;ball&#233;e, un texte lu &#224; plusieurs voix. Un petit groupe ass&#232;ne ses arguments &#224; la presse locale, &#171; &lt;i&gt;sortir de l'isolement face aux rouleaux compresseurs de l'am&#233;nagement du territoire&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;opposer &#224; la m&#233;tropolisation de la ville des pratiques collectives et cr&#233;atives&lt;/i&gt; &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cort&#232;ge quitte la place, sous bonne escorte de motards. Il est vite rejoint par tracteurs, camions, et dizaines d'autres copains-copines. &#201;trange cort&#232;ge qui sort de la ville, traverse la rocade et s'enfonce dans cette campagne si proche. Une petite heure de marche en suivant le chemin de ceux qui allaient p&#234;cher en bord de Durance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un camp a &#233;t&#233; plant&#233;, par la centaine de personnes arriv&#233;e la veille pour d&#233;fricher, d&#233;baller, transformer l'amas de palettes en sc&#232;ne, buvette et toilettes s&#232;ches. &#192; cent m&#232;tres de ce qui symbolise ici l'arrogant management du territoire : un pont-rail, cens&#233; permettre la travers&#233;es de la route express, et construit avant m&#234;me que l'enqu&#234;te publique ne soit ouverte. Face au monstre de b&#233;ton, une plantation collective de patates, premi&#232;re action de fin de cort&#232;ge. Les pieds dans la boue, un petit air de Notre-Dame-des-Landes. Sous le grand chapiteau, la fanfare r&#233;chauffe l'air. La cantine est aliment&#233;e par une cueillette sauvage, info-kiosque et coin-m&#244;mes se remplissent. Les tentes se montent, on s'abrite o&#249; on peut. Avant la soir&#233;e festive, une AG rassemble plus de cent personnes pour organiser le campement et discuter de la suite. Poulailler collectif ou anti-sp&#233;cisme ? Domination ? Chantiers non mixtes, point l&#233;gal, luttes locales ? Pourquoi on est l&#224; ? Le sens des actions ? Et des attentions singuli&#232;res sont rappel&#233;es : un &#171; groupe oreille &#187; se rendra disponible pour entendre ce qui se vit ou se dit difficilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 28 avril. Sous la pluie, un rucher collectif et un poulailler sortent de terre. Une maison abandonn&#233;e sur le trac&#233;, propri&#233;t&#233; de l'&#201;tat, est retap&#233;e pour devenir &#171; maison de lutte(s) &#187;. On file la main &#224; une amie mara&#238;ch&#232;re, &#233;ject&#233;e par la route, qui se r&#233;installe non loin de l&#224;. Un jeu de piste historique et botanique propose de d&#233;couvrir les alentours et le trac&#233; suppos&#233; de la route. Chacun amende l'info-point de sa proposition d'atelier, de discussion, de covoiturage&#8230; Une assembl&#233;e rassemble large. Mises au pot de la journ&#233;e et esquisses du lendemain. Perspectives &#224; plus long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi 29 et mardi 30 avril. Un peu moins de monde sur le camp (retour au turbin oblige), une bonne centaine quand m&#234;me. Un groupe part au march&#233; d'un quartier voisin pousser la chansonnette. Reclaim the Fields propose des rencontres autour du r&#233;seau, de ses actions, des rendez-vous &#224; venir. Discussions sur la m&#233;thode : produire quoi, pour qui, comment ? S'ensuit une rencontre entre collectifs de la r&#233;gion Paca qui bataillent pour la d&#233;fense des terres agricoles. Tandis que la bourse aux graines se met en place, une petite serre s'&#233;difie et le champ de patates s'agrandit. On regarde le plan des lieux alentours avec les voisins amis. On retrace les histoires, celles de familles locales, de personnalit&#233;s du coin, les liens existants, les strat&#233;gies et choses &#224; faire pour emp&#234;cher, &#224; terme, la construction d'avoir lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercredi 1er mai. 9 h le matin, un rideau de pluie s'abat sur le bourbier. Coup de semonce, qui c&#233;dera n&#233;anmoins la place au soleil et &#224; un ap&#233;ro revivifiant avec quelques figures locales, certes intimid&#233;es. La cl&#233;mence retrouv&#233;e et la digestion n'alt&#232;reront pas l'attention pr&#234;t&#233;e &#224; la revue &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.zite.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Z&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dernier num&#233;ro en date : gouverner par la dette dans la Gr&#232;ce d'aujourd'hui, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Grand beau, presque trop chaud, et d&#233;j&#224; la pens&#233;e du d&#233;montage maill&#233;e aux pr&#233;paratifs de ceux bien d&#233;cid&#233;s &#224; rester. La soir&#233;e de cl&#244;ture du campement, festive, se transforme en un clin d'&#339;il &#224; une cantine locale qui f&#234;te six ans d'existence. &#199;a joue, &#231;a danse, &#231;a devise au &#171; LEObar &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi 2 mai. R&#233;veil au chant du coq. Beaucoup de choses se d&#233;montent, c'est pourtant l&#224; que tout commence et s'amorce&#8230; Tentes et palettes restent en nombre et se remod&#232;lent pour les jours qui suivent. Un rendez-vous est pos&#233; pour une AG-chantier dix jours plus tard, sur le lieu du camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;pilogue. La promiscuit&#233;, la multiplication des visites, des coups de main, faisaient dire r&#233;cemment &#224; un habitant enracin&#233;, &#171; &lt;i&gt;on a l'impression que la ceinture verte revit &lt;/i&gt; &#187;. Une vision qui vient bousculer la r&#233;signation, la repr&#233;sentation moribonde du &#171; m&#233;chant squatteur &#187;. Ici, qu'on soit paysan sans terre ou sans habitat fixe, on repose la question d'une propri&#233;t&#233; collective des terres agricoles, on exp&#233;rimente concr&#232;tement des formes d'entraide, on rejette la marchandisation du moindre arpent au b&#233;n&#233;fice de soci&#233;t&#233; priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La LEO, un projet &#171; b&#233;ton &#187;, en passe de devenir un sac de n&#339;uds br&#251;lant pour les candidats &#224; la municipale de 2014 ? Ing&#233;nierie co&#251;teuse et inachev&#233;e, bluff institutionnel autour d'un budget pr&#233;tendument boucl&#233;, d&#233;claration d'utilit&#233; publique b&#226;cl&#233;e, troisi&#232;me tranche &#224; p&#233;age, autant de points litigieux qui laissent &#224; penser qu'une opposition bien men&#233;e peut porter ses fruits. &#192; quoi sert la LEO, se demande-t-on ? La r&#233;ponse d'un riverain r&#233;v&#232;le les enjeux sous-jacents qui ont anim&#233; la chambre de commerce et d'industrie &#224; vanter les bienfaits du projet : &#171; &lt;i&gt;Nous disons qu'il est urgent que les tomates d'Andalousie puissent voyager sans contraintes jusqu'en Sicile.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lourde machine administrative poursuit sa marche forc&#233;e, les rachats pour expropriation sont en cours, des g&#233;om&#232;tres marquent le sol de leurs pr&#233;sences, sauf interposition comme ce vendredi 3 mai au petit matin. Vu d'en ville c'est le festival qu'on pr&#233;pare. Vu d'ici, une nouvelle mobilisation doit se mettre en place, les liens avec les locaux se renforcer, &#171; &lt;i&gt; ils peuvent encore refuser de vendre et freiner cette ultime &#233;tape avant que la d&#233;claration d'utilit&#233; publique ne s'ach&#232;ve fin octobre ; ce qui serait un co&#251;t s&#233;v&#232;re pour le projet&lt;/i&gt; &#187;, souligne un occupant. Inauguration de la maison LEOpart &#224; venir, dates &#224; suivre sur le blog.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Infos : &lt;a href=&#034;http://leopart.noblogs.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;LEOpart&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dernier num&#233;ro en date : gouverner par la dette dans la Gr&#232;ce d'aujourd'hui, point de vue depuis Thessalonique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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