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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Oaxaca : guerre &#224; l'autonomie</title>
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		<dc:creator>M&#233;tie Navajo, Nicolas Arraitz</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le 27 avril 2010, Beatriz Cari&#241;o, militante indig&#232;ne, et Tyri Jaakkola, observateur finlandais, participants d'une caravane de solidarit&#233; avec la municipalit&#233; autonome de San Juan Copala, dans l'&#201;tat mexicain d'Oaxaca, sont morts sous les balles d'un groupe paramilitaire. &#192; la colombienne. Oaxaca, quatre ans apr&#232;s l'insurrection civile de 2006, est au coeur de la sale guerre que m&#232;ne l'&#201;tat mexicain contre sa propre population. En visant journalistes et observateurs internationaux, les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Arraitz" rel="tag"&gt;Arraitz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/peuples-indigenes" rel="tag"&gt;peuples indig&#232;nes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 27 avril 2010, Beatriz Cari&#241;o, militante indig&#232;ne, et Tyri Jaakkola, observateur finlandais, participants d'une caravane de solidarit&#233; avec la municipalit&#233; autonome de San Juan Copala, dans l'&#201;tat mexicain d'Oaxaca, sont morts sous les balles d'un groupe paramilitaire. &#192; la colombienne. Oaxaca, quatre ans apr&#232;s l'insurrection civile de 2006, est au coeur de la sale guerre que m&#232;ne l'&#201;tat mexicain contre sa propre population. En visant journalistes et observateurs internationaux, les tueurs r&#233;affirment l'impunit&#233; dont ils jouissent. Malgr&#233; la terreur organis&#233;e, le Sud mexicain est secou&#233; par de nombreuses r&#233;sistances &#224; des projets industriels convoitant terres communales et ressources naturelles, mais aussi par des exp&#233;riences d'autonomie locale enracin&#233;es dans les paysages les plus recul&#233;s. C'est le cas de San Juan Copala. En faisant mitrailler un convoi solidaire, le gouvernement s'attaque &#224; une dynamique qui l'inqui&#232;te. H&#233;riti&#232;res des barricades de 2006, les caravanes cherchent &#224; tisser des liens durables entre les mouvements populaires. &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a rencontr&#233; &#193;ngel Cosme, de Voces oaxaque&#241;as construyendo autonom&#237;a y libertad (Vocal), qui nous parle de son parcours au coeur de cette r&#233;volution souterraine. Georges Lapierre&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire La Commune d'Oaxaca, Rue des cascades, 2008.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#233;voque quant &#224; lui l'autonomie de San Juan Copala et la strat&#233;gie de mort ourdie contre elle par le gouverneur Ruiz.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#233;tie Navajo, Nicolas Arraitz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Comment as-tu v&#233;cu l'insurrection civile de 2006 ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cosme&lt;/strong&gt; : J'&#233;tais &#233;tudiant. Le 14 juin, &#224; 5h du matin,ma m&#232;re entend &#224; la radio que la police vient de prendre d'assaut le campement d'instituteurs en gr&#232;ve qui bloquait le centre historique et elle me dit d'aller voir ce qu'il se passe. La ville est sens dessus dessous. &#199;a sent le gaz. &#192; mon arriv&#233;e, la foule a d&#233;j&#224; r&#233;ussi &#224; faire reculer la police de plusieurs p&#226;t&#233;s de maisons et les instits ont repris courage. Je croise des copains d'&#233;cole, ou de f&#234;tes nocturnes, et &#224; partir de l&#224; nous ne nous quittons plus. La police nous tire dessus depuis un h&#233;licopt&#232;re,mais vers 9h, elle se replie. C'est la grande d&#233;bandade polici&#232;re. Un copain, dont la m&#232;re instit a &#233;t&#233; bless&#233;e,jette une pierre dans le dos d'un flic, qui tombe. Ceux qui courent derri&#232;re tombent aussi, un vrai jeu de quilles. Nous sommes nombreux, des jeunes, des femmes, tous tr&#232;s en col&#232;re. Le flic devant moi a perdu son casque et je vois qu'il a les cheveux blancs. Je l'aide &#224; se relever et je lui dis de filer. Les policiers que la foule capture sont emmen&#233;s au si&#232;ge du syndicat des enseignants et, apr&#232;s un examen m&#233;dical, ils sont lib&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les cons&#233;quences de cette r&#233;action populaire &#224; la r&#233;pression des enseignants ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occupation de la place centrale par les gr&#233;vistes reprend son cours. Je retourne &#224; ma vie normale, la fac et mon atelier de s&#233;rigraphie. Deux jours apr&#232;s, la &#171; m&#233;gamarche &#187; de soutien aux instits rend palpable l'&#233;norme discr&#233;dit du gouverneur. Le lendemain, alors que l'assembl&#233;e populaire du peuple d'Oaxaca [APPO] est fond&#233;e, face aux mensonges de la presse, avec quelques copains, on d&#233;cide de cr&#233;er un site : oaxacalibre.org.L'id&#233;e est de rompre l'encerclement m&#233;diatique, dire l a v&#233;rit&#233;&#8230; On s'est form&#233;s les uns les autres,chacun apportant ses connaissances : informatique, graphisme, vid&#233;o, photo, r&#233;daction&#8230; Les jours suivants, pour signifier la &#171; disparition des pouvoirs &#187;, les administrations sont occup&#233;es. Je participe &#224; l'occupation de la direction des finances. C'est l&#224; qu'appara&#238;t pour la premi&#232;re fois le &#171; convoi de la mort &#187;. Cette nuit-l&#224;, ces sicaires du gouverneur flinguent un voisin et la premi&#232;re barricade est &#233;rig&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une barricade peut-elle durer plusieurs semaines sans le soutien des riverains ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis d'un quartier populaire mais tr&#232;s priiste [PRI, parti du gouverneur], et j'ai &#233;t&#233; surpris de voir les voisins sortir et construire leur barricade. C'est gr&#226;ce &#224; ce soutien populaire que les barricades ont tenu si longtemps. On a fait des tours de garde, nos m&#232;res apportaient &#224; boire et &#224; manger, on a fabriqu&#233; des lance-fus&#233;es pour pouvoir alerter les autres en cas d'agression. Les plus curieux ont form&#233; des brigades volantes pour aller faire connaissance avec les quartiers alentour,puis maintenir le contact,avec des talkies- walkies. Il y a eu des bals, des assembl&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment un quartier plut&#244;t conservateur se lancet- il dans une insurrection civile ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens sont priistes parce qu'ils se sentent oblig&#233;s de rester fid&#232;les au syst&#232;me client&#233;liste par lequel ils ont obtenu un emploi, un logement, un colis de vivres&#8230; Mais l&#224;, ils se sont agglutin&#233;s autour des barricades dans un sentiment d'appartenance. &lt;i&gt;&#171; Nous devons nous prot&#233;ger les uns les autres &#187;&lt;/i&gt;, entendait-on. Il y avait aussi la volont&#233; de prot&#233;ger les instits : ils sont admir&#233;s pour leur boulot et leur combativit&#233;. Du coup, les militants du PRI qui contr&#244;laient le comit&#233; de quartier ont fait le dos rond.
Tous les matins, nous levions la barricade pour permettre la circulation. Nous la remontions d&#232;s la nuit tomb&#233;e. Nous &#233;tions tous unis contre les &#171; d&#233;linquants &#187;, les mercenaires de Ruiz. Ce n'est qu'&#224; l'entr&#233;e des forces de police f&#233;d&#233;rales, en novembre, que les ti&#232;des abandonnent le mouvement. Ce sont des processus de prise de conscience. Certains sont retourn&#233;s dans le giron du PRI, mais d'autres ne se laissent plus app&#226;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sentiment d'appartenance &#224; un quartier, autour d'une culture, d'une m&#233;moire collective, tend &#224; dispara&#238;tre au profit de la solitude moderne. &#192; Oaxaca, pourquoi les gens ont-ils risqu&#233; leur vie pour d&#233;fendre ce territoire qu'est leur quartier ?
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Oaxaca, dans les colonias, on conserve un lien &#233;troit avec la famille rest&#233;e dans les villages. La culture indig&#232;ne y est encore forte. Mes parents m'ont &#233;lev&#233; avec les pr&#233;ceptes de la th&#233;ologie de la lib&#233;ration (s'organiser, &#234;tre solidaire, ne pas se laisser humilier par les puissants&#8230;). Pour eux, participer &#224; la barricade &#233;tait la suite logique de cet engagement. J'ai essay&#233; de leur faire voir qu'au-del&#224; de leur foi, ce sont leurs racines indiennes qui les poussaient &#224; agir ainsi. En lisant, j'avais d&#233;couvert que les pr&#234;tres espagnols permettaient aux Indiens de conserver en partie leurs traditions, en les m&#234;lant avec la religion chr&#233;tienne, pour mieux leur faire accepter la colonisation. Je me suis int&#233;ress&#233; &#224; l'histoire du communalisme indig&#232;ne et je l'ai partag&#233;e avec eux. Ils ont pris depuis un peu de distance avec l'&#201;glise. Ce d&#233;bat a eu lieu chez moi, mais aussi dans d'autres familles. Imagine : participer aux barricades, m&#234;me si au d&#233;but &#231;a a eu un aspect festif, c'&#233;tait un choix terrible. Nous, on &#233;tait quatre d'une m&#234;me famille &#224; participer. Ma m&#232;re a convaincu mon p&#232;re d'y aller chacun son tour, pour ne pas risquer de perdre tous ses hommes d'un seul coup&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que se passe-t-il apr&#232;s la r&#233;pression de novembre 2006 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peur, d'abord. Depuis, peu &#224; peu, le mouvement social reprend l'initiative. De nouveaux comit&#233;s de quartier sont form&#233;s. Je me souviens de la prise de parole d'une compa&#241;era qui soulignait la n&#233;cessit&#233; de critiquer le mouvement de 2006 et l'APPO, ses d&#233;rives bureaucratiques, le flirt de certains leaders avec la politique politicienne. Elle ne parlait pas comme une militante, mais avec les mots simples des gens de la rue. Avec Vocal, on a commenc&#233; &#224; bosser ensemble sur la base du soutien mutuel, du partage des connaissances. J'ai alors vu que Vocal n'est pas, comme les m&#233;dias le d&#233;peignent, un groupuscule radical, mais un mouvement ouvert, multiforme, horizontal, avec des contacts dans les r&#233;gions. Nous nous sommes d&#233;couvert des racines communes.Ma famille est originaire de la r&#233;gion mixt&#232;que, ma grand-m&#232;re est paysanne. Et toutes les valeurs transmises par mes parents,m&#234;me si elles l'ont &#233;t&#233; par le prisme de la religion, viennent de nos racines indig&#232;nes : travail communautaire, solidarit&#233;, partage&#8230; Apprends &#224; &#233;couter, participe aux projets collectifs, ne pars pas bille en t&#234;te comme un chien fou&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Vocal&lt;/i&gt; &#233;mane-t-il des barricades ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En partie, oui. &lt;i&gt;Vocal&lt;/i&gt; &#233;mane de l'esprit communautaire des peuples indig&#232;nes et de l'esprit anti-autoritaire de la jeunesse urbaine, qui s'est exprim&#233; autour des barricades. &lt;i&gt;Vocal&lt;/i&gt; se cr&#233;e en 2007 et entre dans l'APPO en 2008 pour contrebalancer l'influence grandissante des groupes politiques, qui con&#231;oivent l'APPO comme un cartel d'organisations, alors que nous pensons qu'elle doit &#234;tre une assembl&#233;e d'assembl&#233;es, avec des d&#233;l&#233;gu&#233;s repr&#233;sentant des paroles collectives. Quand nous avons inaugur&#233; la Casota en 2008,nous avons parl&#233; de reconstruire notre barricade. La Casota est un espace autog&#233;r&#233;, en plein centre historique. S'y m&#234;lent des ateliers, des d&#233;bats, de la musique, un bar, un dispensaire populaire&#8230; Il y a m&#234;me un jardin potager sur le toit ! Quand la police a voulu nous d&#233;loger, les voisins se sont interpos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parle-nous des caravanes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les r&#233;unions de l'APPO, nous avions c&#244;toy&#233; les autorit&#233;s traditionnelles repr&#233;sentant les peuples indig&#232;nes et tiss&#233; des liens avec les villages. Il y a une grande diff&#233;rence entre leur fa&#231;on de fonctionner et celle des partis politiques. C'est ce qui nous a donn&#233; l'id&#233;e de la caravane du Sentier du jaguar, qui a parcouru l'isthme de Tehuantepec. L'id&#233;e &#233;tait que des jeunes de la ville aillent rencontrer les peuples de l'isthme, mais que la caravane suivante regroupe non plus seulement les jeunes, mais aussi des gens de l'isthme pour aller rencontrer les peuples d'une autre r&#233;gion, et ainsi de suite. C'est comme &#231;a qu'on s'est rendus aux Chimalapas,puis &#224; la r&#233;gion mixt&#232;que, ensuite &#224; la sierra mazat&#232;que, o&#249; les gens luttent contre un projet de barrage. La d&#233;fense de la terre et du territoire est devenue notre probl&#233;matique centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu parais optimiste. Nourris-tu un espoir &#224; l'approche de l'&#233;lection du nouveau gouverneur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, j'ai vot&#233; L&#243;pez Obrador,mais aujourd'hui j'ai rejoint les rangs de l'abstention. Il n'y a eu que 7% de votants, &#224; Oaxaca ! Certains, dans l'APPO, veulent soutenir le candidat d'opposition.En ville, les gens sont plus influen&#231;ables. Pour les peuples indig&#232;nes, il est de plus en plus &#233;vident que les partis de droite m&#232;nent leur politique de destruction et de spoliation depuis la sph&#232;re &#233;conomique et que les partis de gauche veulent faire la m&#234;me chose mais depuis la sph&#232;re &#233;tatique. C'est en construisant l'autonomie &#224; partir de nos lieux de vie que nous pourrons changer la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Le-rendez-vous-manque-de-Copala'&gt;&#171; Le rendez-vous manqu&#233; de Copala &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire &lt;a href=&#034;http://courtcircuit-diffusion.com/La-Commune-d-Oaxaca&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Commune d'Oaxaca&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Rue des cascades, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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