CQFD Mensuel de critique et d'expérimentation sociales, en kiosque le premier vendredi du mois (4 €)

Au sommaire du n°191 (en kiosque)


paru dans CQFD n°191 (octobre 2020), par l’équipe de CQFD, illustré par , illustré par
mis en ligne le 02/10/2020 - commentaires

En couverture : « Ouvrez, ouvrez la cage aux minots » (illustration : Cécile K.)

Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archivés sur notre site progressivement, après la parution du prochain numéro. Ce qui vous laisse tout le temps d’aller saluer votre kiosquier ou de vous abonner...

Actualités d’ici et d’ailleurs

- Un incendie, ce n’est pas que les flammes – Depuis mi-août, de gigantesques incendies ravagent la côte Ouest des États-Unis. Au-delà des images spectaculaires, cette catastrophe a de sévères conséquences sociales. Récit intime et politique.

- Exilé·es en Méditerranée : le naufrage moral de l’Europe – La Méditerranée centrale vient de connaître un nouvel été de cauchemar, rythmé par d’incessants naufrages de bateaux d’exilé·es en route pour l’Europe. Analyse cartographique de situation.

- Le Portugal face à son passé colonial – Pendant des siècles, le Portugal s’est rêvé comme plus humain et moins raciste que les autres puissances coloniales. À l’heure où l’extrême droite s’y réveille, le mythe vole en éclats.

- Njinga, mère de la nation angolaise – Au début du XVIIe siècle en Afrique centrale, une femme s’est soulevée contre l’invasion des colons portugais. La reine Njinga, cheffe d’État et cheffe de guerre, dut ses succès autant à sa vision politique qu’à son habileté militaire.

- Maintien de l’ordre : reculer pour mieux reculer – La clique de la place Beauvau vient de sortir son dernier tube, intitulé « Schéma national du maintien de l’ordre », version 2020. Une production qui fera date, tant elle grave dans le marbre les récents errements en la matière.

Dossier : la domination adulte en question

Par L. L. de Mars

- Adultes vs enfants, une lutte de classe ? – De toutes les formes de domination, celle que les adultes exercent sur les minots est sans doute la plus répandue, la plus visible et, paradoxalement, la moins questionnée...

- « Les parents continuent de considérer l’enfant comme leur propriété » – Rarement remise en cause, la domination exercée par les adultes sur les enfants apparaît souvent comme « allant de soi », voire comme une condition sine qua non pour assurer la protection et le « bon développement » des plus jeunes. Autant de justifications qu’Yves Bonnardel, auteur du livre La Domination adulte : l’oppression des mineurs, refuse en bloc. Pour lui, cette domination est à envisager au même titre que les autres : systémique et politique, elle profiterait aux premiers sans manquer de nuire aux seconds. En compagnie de l’essayiste, tour d’horizon d’une pensée déroutante.

- « L’urbanisme moderne prive les enfants du fabuleux terrain de jeux qu’est la rue » – Trois ou quatre agrès posés là, des sols qui amortissent les chutes, un peu de couleur pour égayer l’ensemble et des barrières pour contenir le tout. En ville, les aires de jeux n’envoient pas franchement du rêve. Ces rares espaces bien délimités sont davantage construits pour rassurer les parents qu’amuser les enfants. Thierry Paquot, philosophe, a entre autres, coordonné La Ville récréative – Enfants joueurs et écoles buissonnières. En mobilisant l’histoire, il réfléchit à une ville faite pour et avec eux. Entretien.

- À Grenoble, un lycée à visage humain – Pas de surveillants, pas de sonnerie, pas de carnet de correspondance ni de conseil de discipline. Mais des effectifs réduits et une équipe d’enseignants ouverts au dialogue, prêts à véritablement rencontrer les élèves, en les acceptant tels qu’ils sont. Depuis vingt ans à Grenoble, le Clept (Collège lycée élitaire pour tous) accueille chaque année une centaine de jeunes, tellement dégoûtés du système scolaire qu’ils l’avaient quitté. En souplesse, cet établissement public alternatif montre qu’une autre école est possible. Et révèle en creux les tares du modèle dominant, coercitif et excluant. Reportage & souvenirs de jeunesse.

- Les républiques d’enfants : l’autogestion des plus jeunes au service des idéaux des adultes – Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, des millions de minots sont séparés de leurs parents. À travers l’Europe, des communautés se forment pour les accueillir. Appelées « républiques d’enfants », certaines doublent leur vocation humanitaire d’une utopie pédagogique. On y défend l’autonomie et l’autogestion des mômes, qui élisent leur propre maire, élaborent leur propre système de justice… Mais l’enfant, censé être placé au centre du dispositif, n’est-il pas finalement l’instrument d’un projet de société pensé par et pour les adultes ?

- «  On ramassait les enfants vagabonds comme des escargots » – Des prisons pour enfants de la « Belle » Époque à la rébellion des mômes illustrée par le film Zéro de conduite, en passant par les déboires carcéraux du jeune anarchiste Miguel Almereyda, l’historienne Anne Steiner revient ici sur le sort réservé aux mineurs « turbulents » fin XIXe et début XXe siècles.

- « Quand ils ressortent, ils sont beaucoup plus en colère... » – En matière de traitement de la délinquance, l’esprit du temps est davantage à la répression carcérale qu’à l’innovation éducative. Une tendance que dénonce Carlos Lopez, éducateur, syndicaliste et militant à l’Observatoire international des prisons. Interview.

- « Le remède est pire que le mal » – C’est l’histoire d’une enfance à l’ombre. Celle d’un adolescent des années 1960-70, d’abord placé chez les curés, puis balloté d’établissements « éducatifs » en centres pour jeunes détenus. Avant de connaître pendant vingt-cinq ans la prison, celle des grands. En 2006, Thierry Chatbi confiait au journal anticarcéral L’Envolée le récit de ses jeunes années. Nous en republions ici une partie.

Bouquins

- Gilets jaune : bilan avant reprise ? – Avec La Révolte des Gilets jaunes, le collectif Ahou ahou ahou livre une analyse claire et résolument engagée d’une révolte surgie il y a moins de deux ans, si explosive et inattendue qu’elle a fait vaciller le pouvoir et remis en cause beaucoup de certitudes en matière de luttes sociales. De quoi s’armer pour la prochaine ?

- Antisémitisme : face à l’indulgence, l’intransigeance – Dans Les Empoisonneurs, Sébastien Fontenelle montre notamment comment les éditocrates réactionnaires minorent l’antisémitisme issu de leur rang, alors qu’ils mettent régulièrement en exergue celui exprimé par certains musulmans. Un autre avatar de l’islamophobie.

Et aussi...

- Azenstarck a fini sa péloche – Photographe des grèves et des luttes, des usines et des bidonvilles, Georges Azenstarck a disparu début septembre. Multipliant les clichés pour L’Humanité, La Vie ouvrière ou encore l’agence Rapho, il avait aussi immortalisé l’ineffaçable : le massacre d’Algériens du 17 octobre 1961 à Paris. Ces dernières années à Marseille, un camarade de route de CQFD l’avait fréquenté. Souvenirs.

- L’édito : Rubrique en grève / Ça brûle ! : Il est où le virus, il est où ? / Les bonnes nouvelles du mois

- Horoscope / Abonnement (par ici)


La Une du n°191 de CQFD, illustrée par Cécile K. {JPEG}

- Le numéro 191 de CQFD est en kiosque du 2 octobre au 5 novembre.

  • Ce numéro est disponible chez près de 3 000 marchands de journaux partout en France. Pour retrouver les points de vente près de chez vous, cliquez ici.
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