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Pour que vive la presse indépendante : achetez le papier !


paru dans CQFD n°135 (septembre 2015), rubrique , par l’équipe de CQFD
mis en ligne le 03/09/2015 - commentaires

À CQFD, nous n’avons pas pour principe d’assister passivement, la bave aux lèvres, à une révolution sans y prendre part. Quoi qu’il advienne, la révolution numérique n’échappera pas à cet adage. Alors que de plus en plus de titres de presse se posent la question du maintien de leur édition papier, nous avons décidé, le 1er juillet de cette année dans un ombreux jardin marseillais, de réduire, partiellement, le flux de nos informations binairement codées.

Considérant l’engagement qui est le nôtre pour vous fournir les magnifiques pages que vous devriez tenir entre vos mains, il n’est plus d’actualité de continuer à pourvoir notre site de tous nos articles papier avec un mois de décalage. Nous nous tiendrons au rythme d’un article hebdomadaire, tiré du journal en kiosque à l’heure de la mise en ligne.

Certains amoureux de l’archive, même numérique, ont quand même voulu conserver quelques traces virtuelles de l’ensemble de notre production. Vous les trouverez toujours sur le site, mais seulement trois mois après leur présence en kiosque, dans une rubrique spécialement dédiée à cet effet. Comme dans vos archives municipales, il vous faudra aller les chercher, tels des rats curieux, dans des nuages de poussière.

Pour que vive la presse indépendante : achetez le papier ! Mort aux octets !

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Carnet rose :

Par-delà ces considérations dématérialisées, nous souhaitons à Adèle et Hanna, à Nina, née dans les vignes, ainsi qu’à Roni et Nour, la bienvenue sur cette planète et plein de courage à leurs parents.



9 commentaire(s)
  • Le 4 septembre 2015 à 21h25, par pupuce -

    les pauvres vous remercient.

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  • Le 4 septembre 2015 à 21h53 -

    est-ce que c’est pas juste un tout petit peu emmerdant pour les pauvres ? favoriser le papier plutôt que les data-centers ok, mais défavoriser ceux qui peuvent pas se payer le journal, c’est plus que moyen...

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    • Le 5 septembre 2015 à 12h57, par Julien Tewfiq -

      Bonjour,

      Le choix de privilégier le papier à la diffusion sur internet n’a pas été une décision facile pour cette raison là aussi. Mais rappelons quelques points essentiels :

      - Le journal, en kiosque, ne coûte que 2,80 euros par mois. 2,80 euros pour 16 pages d’infos exclusives sans pub ni subvention. Soit, à peu près, un demi de bière à Marseille... Ou encore 22 euros pour un abonnement "petit budget" par an. Soit moins que l’abonnement mensuel à un fournisseur d’accès internet. C’est certes déjà quelque chose ! Mais pas non plus le bout du monde. Non ?

      - Produire ce journal a, aussi, un coût. L’économie de CQFD restant très fragile et entièrement dépendante de notre lectorat, il nous semblait tout à fait normal et nécessaire de privilégier le papier. Car sans papier, pas d’octet. Si nous ne vendons pas assez d’exemplaires en kiosque, nous n’aurons bientôt plus rien à diffuser en ligne.

      - Nous continuerons à archiver sur notre site la totalité de nos journaux... mais avec un plus grand décalage avec la parution papier.

      Bref, nous n’oublions pas les plus pauvres... Et cela d’autant moins que CQFD et pas mal de ses contributeurs sont bien loin de la moindre richesse pécuniaire.

      Certains pensent peut-être que l’information (libre et indépendante) devrait être gratuite ? Et pourtant, un journal et ses contributeurs ont tout autant besoin d’être payés pour continuer à travailler que le boulanger ou le bistrotier.

      Bonne continuation !

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      • Le 5 septembre 2015 à 13h23, par Butor -

        Vous voulez nous faire chialer avec du "le journal a un coût" maintenant !

        On ne voit vraiment pas quelle masse de travail peuvent représenter ces 150.000 signes mensuels, cette vingtaine de dessins originaux, cette trentaine de contributeurs, ces dossiers, ces reportages, ces heures de relectures d’articles, ces journées de maquette, cette impression quadri, cette distribution partout en France, etc.

        Tout ça pour vous enrichir sur le dos des pauvres !

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  • Le 5 septembre 2015 à 12h48, par Un ami des chômeurs heureux -

    C’est vrai que j’ai failli tirer une larme après la lecture de votre commentaire. Quoi ces gros richards de CQFD veulent extorquer aux pauvres leurs maigres deniers en forçant à l’achat du journal papier alors que tout est gratuit sur Internet (sauf l’abonnement cependant, comment fait le pauvre dont parle la personne plus haut pour avoir accès à CQFD) !!! N’ont-ils pas honte ces affameurs !!!

    Puis j’ai réfléchi et je me suis dit qu’il y avait quand même quelques solutions pour lire CQFD sans s’endetter à vie. Toutes ne sont pas recommandables et certaines demandent même d’ultimes sacrifices…

    – Voler CQFD dans une gare.

    – Acheter CQFD à plusieurs.

    – Demander à sa bibliothèque de s’abonner à CQFD.

    – Ecrire à CQFD pour avoir les anciens numéros gratuitement.

    – Aller en prison (l’abonnement est gratuit pour les taulards)

    – Se priver d’un demi au comptoir.

    – Se priver de manger.

    – Lire 20 minutes (c’est gratuit)

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  • Le 5 septembre 2015 à 17h01, par pupuce -

    apparemment décréter que les pauvres auront un délai de 3 mois de retard sur l’info (ils avaient qu’à se priver d’une bière, mh ?) c’est pas le bout de votre monde et ça vous fait bien marrer, en prime. bonne continuation, j’ai pas pour habitude de lire les gens imbus de mépris de classe, ça c’est au moins une info qui m’aura été utile.

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    • Le 5 septembre 2015 à 20h08, par Un lecteur au RSA -

      @ Pupuce

      Mouais on se doute bien qu’il y a une petite vilénie culpabilisatrice dans vos commentaires misérabilistes.

      En tout cas les "pauvres" vont être ravis de savoir que vous vous êtes décrété(e) leur porte-parole. On va bien rigoler avec vous.

      Dites-moi comment vous faites pour ne pas payer Internet. Pour vous c’est gratuit ? Si vous avez une combine , donnez-là moi. Là je suis au cyber café et ça me coûte 1 euro pour 20 minutes de consultation.

      Arrêtez de vous foutre de la gueule du monde pour une histoire à 2.80 euros !

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      • Le 5 septembre 2015 à 23h14, par koldo -

        Je me permets de relever que l’usage que vous faites de ce cybercafé (à savoir participer aux commentaires d’un article sur le site de cqfd) me semble assez peu vital, rapporté au tarif rédhibitoire dudit cybercafé. Ceci me fait m’interroger sur la véracité de votre niveau de revenus, et me fait me demander si ce n’est pas là un petit bluff destiné à couper la chique au commentaire précédent. Mais on dira que je suis peut-être trop suspicieux, voilà on dira ça. Internet n’est pas gratuit, nous le savons tous, en revanche son usage est malheureusement rendu obligatoire, encore plus quand on est relégué en cambrousse par les prix de l’immobilier, sans bureau de poste à moins d’une demi-heure de route, sans administration à proximité, et quand un forfait internet saigne moins que des allers-retours (sans transport public) en ville (avec parking payant sans tarif chômeurs) pour actualiser la paperasse à temps.

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        • Le 6 septembre 2015 à 11h00 -

          On pourrait disserter mille ans sur les avantages d’internet en ville ou à la campagne. Mais c’est encore plus intéressant si on ne confond pas l’effet et la cause. Si internet est devenu (non pas obligatoire mais) nécessaire dans les campagnes reculées pour un chômeur, ce n’est pas à cause des campagnes reculées ou du chômeur, mais bien à cause de... Internet ! Et des lubies "modernes" de remplacer le plus possible le contact humain, les administrations (humain ? sic), le travail en collaboration... par des formulaires virtuels, des contacts virtuels...

          Remarquons que, pour le moment, le service postal existe encore sur l’ensemble du territoire et qu’on peut donc s’abonner pour recevoir son journal. Avantage : ça donne du boulot au facteur et aux journalistes.

          Évidemment, nous vivons dans ce monde là et ne pas utiliser internet est de moins en moins facile. Mais on peut comprendre que certains essayent de limiter son emprise au maximum. Surtout si c’est pour sauver leurs activités.

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