CQFD

Nucléaire : jusqu’à 50 ans de cotisation


paru dans CQFD n°2 (juin 2003), rubrique , par François Maliet
mis en ligne le 05/06/2003 - commentaires

La sortie du nucléaire ? Elle n’est pas à l’ordre du jour. Pour les pouvoirs publics, le seul vrai débat est : devons-nous prolonger la durée de vie de nos centrales ou planifier leur remplacement ? Le groupe Areva pencherait plutôt pour la seconde option, qui lui permettrait de fourguer son réacteur flambant neuf, l’EPR. Mais l’Etat fait la fine bouche. Compte tenu de l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence à 70 % en juillet 2004, le gouvernement souhaite profiter de cette échéance pour ouvrir le capital d’EDF aux investisseurs privés. Francis Mer préparerait un avant-projet de loi transformant le statut d’EDF, établissement public, en société anomyne détenue à 100 % par l’Etat. Ce tour de passe-passe permettrait par la suite l’ouverture du capital d’EDF. Avec bénéfices privés et déchets nucléaires publics. Or, pour attirer les investisseurs, il est plus judicieux de faire miroiter des espèces sonnantes et trébuchantes que d’annoncer un coûteux renouvellement du parc. L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques propose donc de maintenir les centrales en place. Prévues pour 30 ans de service et de radiations, elles tiendront bien, sous perfusion, 10 à 20 ans de plus. Ce qui permettrait, selon le rapport parlementaire, une valorisation de l’entreprise publique de « 15 milliards d’euros si la durée de vie passe de 30 à 50 ans. » Plus la peine de manifester contre la réforme des retraites : nous serons phosphorescents et entre quatre planches bien avant leurs quarante annuités de cotisation.



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Par François Maliet


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