CQFD

Le courrier du n°120


paru dans CQFD n°120 (mars 2014), rubrique , par l’équipe de CQFD
mis en ligne le 26/04/2014 - commentaires

Technodécouragé

CQFD, je commence à être découragé par le fait que toute association, mouvement… même critique du tout écran ne se laissent approcher que par arobase, http, org, net, etc.

Dans ton n°118, p. 6 (« écran total 2, le retour »), tu donnes le contact d’écran Total (ecrantotal@riseup.net) mais les numéros de téléphone et les adresses postales, ça existe encore, non ? Alors pourquoi anticiper et nous balancer dans l’écran total avant même qu’on ne puisse plus faire autrement (justement à cause, entre autres, de cet unanimisme pro-écran) ? Sincères salutations,

P.S. Je n’ai pas de puces, pas de cartes, pas de portable, pas Internet, pas de télé.

Claude

Remarque tout à fait juste ! Merci, Claude. Et voilà les coordonnées non numériques d’écran Total : 04 77 60 56 77.

La rédaction.

Sur les murs

Par Elodie Laquille et Jean-Baptiste Legars. {JPEG} Marseille, 2014.

Franchir le pas de l’inconséquence

Je vous lisais de temps à autre, parfois agacé par votre radicalité « inconséquente ». Peu à peu, j’ai pris goût à votre lecture en dépit de mes critiques mais je suis ainsi, je ne prends pas au pied de la lettre tout ce que je lis.

Les derniers numéros, en particulier les dossiers (le dernier entretien avec François Jarrige [in CQFD n°119, « Rage contre la machine », ndlr] est extrêmement bien) m’amènent à franchir le pas. Je m’abonne et vous encourage à poursuivre la critique du déferlement technologique et de son emprise.

Bien fraternellement,

Claude (aussi)

Technocritique-critique

Appréciant beaucoup votre journal, je me permets de critiquer le dossier technocritique qui me semble plus relever de la technophobie que de la technocritique. Pour faire une bonne critique il faut fournir un travail d’analyse conséquent et faisant fi des partis pris qu’on peut avoir à l’origine. L’interview qui constitue l’épine dorsale du dossier est très bien ; malheureusement les encarts dénotent un manque de connaissance du sujet qui m’a frappé. Quelques remarques :

– La CNIL n’a pas pour objectif de permettre au peuple de dormir sur ses deux oreilles quant aux menaces de totalitarisme numérique ;

– Théodore Kascynski est un néoluddiste pas très sain d’esprit qui a malheureusement le potentiel pour séduire une certaine jeunesse anarcho-libertaire. Ayant lu son manifeste, je me permets de donner un avis sur ses idées : c’est de la misanthropie intellectualisée au point que lui-même la prend probablement pour du bon sens ;

– L’encart sur Open Data m’a fait tomber de mon sus. Programmateur ?! Bon, j’ai quand même trouvé cette incongruité très drôle mais un programmateur est très différent d’un programmeur. Je préconise à l’auteur d’éviter cette confusion dans le milieu de l’informatique s’il ne veut pas se faire lyncher à coup de câbles à paires torsadés. Je rappelle encore que si je me permets cette critique c’est précisément parce que j’apprécie beaucoup le CQFD et vous souhaite une bonne continuation.

Wishno

Le CQFD apprécie beaucoup aussi que l’on critique ses critiques technocritiques. Merci pour vos remarques. L’auteur de la bourde concernant Open Data recevra vingt coups de fouet de connexion wifi pour lui apprendre.

La rédaction

Du beau, Du Bon, du bonnet rouge

Sur le site en réponse à l’article « Bonnets rouges ou blancs bonnets » in CQFD n° 118.

Contre les Bonnets rouges on aura tout entendu, de La Décroissance à Silence en passant par toutes les revues anars et syndicales. Même CQFD avait mal commencé… On aura tout reproché à Christian Troadec même d’avoir résisté à la fermeture de la maternité de Carhaix. On aura entendu Là bas si j’y suis nous promener chez les fascistes bretons et donc aussi conforter la propagande des médias et du gouvernement dans cette formidable réponse à un mouvement populaire.

La Bretagne est la terre de la pollution, les porcheries sont immondes, les abattoirs à fermer… Il reste une Bretagne et un monde en prise avec une liquidation sociale sans précédent où les repères sont difficiles à établir. Fermez un abattoir et vous faites quoi de la viande ? Vous allez la tuer où ? Cessez de produire de mauvaise qualité oui, mais que vendez-vous aux pauvres chômeurs endettés ? Le productivisme breton existe, les grands patrons gouvernent mais la rage des Bonnets rouges va laisser des traces au fond parce qu’elle s’est appuyée sur un peuple liquidé qui ne trouvait plus dans les lignes habituelles de quoi résister. SUD, la CGT etc. pouvaient appeler à Carhaix, les exploités voulaient être ensemble à Quimper. […] Seul, peut-être, à s’être rendu compte de l’outrage fait à ce mouvement, le NPA a essuyé les plâtres. Merci à cet article de remettre de la nuance dans un mouvement qui faisait peur.

C. G.

On t’a reconnu C. G. ! Tu nous diras ce que tu penses du dossier Bretagne de ce mois-ci !

Bises.

La rédaction



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