CQFD

Gilets jaunes – Récupérations politiques à l’extrême droite

Du brun dans le jaune


paru dans CQFD n°172 (janvier 2019), rubrique , par Mickael Correia, illustré par
mis en ligne le 18/01/2019 - commentaires

Aux abois, Macron aimerait choisir ses adversaires. Et à tout prendre, ceux avec qui il débattrait d’identité nationale et d’immigration lui conviennent mieux que ceux qui crient justice sociale. Pour cela, ministres et médias lui apportent sur un plateau des porte-parole autoproclamés qui flirtent avec la fachosphère. Passage en revue des gilets bruns surfant sur la vague fluo.

Par Vincent Croguennec {JPEG}

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Il est incontournable sur BFM-TV comme sur les chaînes publiques : Éric Drouet est la «  figure emblématique », voire le «  leader » consacré des Gilets jaunes, présenté comme un simple chauffeur routier de Melun. Le 27 novembre dernier, il était même reçu par François de Rugy, ministre de la Transition écologique. Après avoir été interpellé et placé sous contrôle judiciaire suite à l’acte VI des Gilets jaunes le 22 décembre, Éric Drouet se met médiatiquement en scène le 2 janvier durant une arrestation pour « manifestation illégale ». L’objectif de ce « coup de com’ » selon ses dires ? « Entrer dans une guerre des médias » tout en dénonçant une « interpellation politique ». Jean-Luc Mélenchon himself lui tressait la veille du Nouvel An des lauriers révolutionnaires en déclarant regarder Éric Drouet « avec fascination ». Tout en avouant éhontément qu’il « ne le connaî[t] pas »....

Il suffit pourtant de taper son nom dans un moteur de recherche pour s’apercevoir que Drouet étale publiquement sur Facebook ses obsessions anti-migrants, ses délires complotistes et sa haine de « la racaille ». Mais qu’importe. Le pedigree du bonhomme n’entrave en rien la publicité qui lui est faite en continu.

Autre star en dossard des plateaux télé, le très prolixe Benjamin Cauchy ne représente pourtant que lui-même. Quelques jours à peine après le début de la contestation fluo, il était totalement désavoué par les Gilets jaunes de la région toulousaine pour ses accointances avec Debout La France et l’Ucodel, un groupuscule d’ultra-droite. Mais BFM n’en a cure : il reste son chouchou numéro un — plus d’une centaine d’interventions — en tant que figure « modérée » du mouvement [1].

Like a Marine

Animateur de la plus suivie des pages Facebook des Gilets jaunes, le charismatique Maxime Nicolle, alias Fly Rider, est pour sa part devenu un habitué des plateaux de Cyril Hanouna sur C8 et de Pascal Praud sur CNews. Dès le 11 novembre, durant une réunion de préparation pour la manifestation du 17 novembre, il poste sur sa page une vidéo où il réactive la chimère lepéniste des retraités français moins bien traités que les « migrants illégaux ». Et le soir de la fusillade de Strasbourg, le loustic se précipite pour un Facebook Live dégoulinant d’insinuations complotistes.

Autre bon client des médias, Christophe Chalençon, porte-parole auto-désigné du Vaucluse, a fait son coming-out putschiste dans la matinale d’Europe 1, le 3 décembre en réclamant un « homme à poigne » à la tête du pays, « un véritable commandant, comme le général De Villiers ». Il avait commis une série de posts islamophobes par le passé. En compagnie de Chauzy, il est reçu par Édouard Philippe le vendredi 7 décembre, mandaté là encore par... personne.

Dans la liste des représentants auto-proclamés des Gilets jaunes, citons encore Christophe Lechevallier, agriculteur du Limousin, ex-candidat de l’émission de télé-réalité « L’Amour est dans le pré » et rallié au FN en 2017 ; ou Thomas Miralles, candidat FN aux municipales à Canet-en-Roussillon en 2014.

Nazillons en goguette

Il faut dire que les groupuscules fachos, forts de leur activisme dans l’inframonde internet, se sont souvent glissés dans la masse des Gilets jaunes pour tenter de les noyauter. Manœuvre facilitée par le fait que le peuple des ronds-points n’était pas toujours exempt de préjugés racistes. Frédéric Jamet, figure des milieux ultra-nationalistes ou encore Yvan Benedetti, un temps à la tête de l’Œuvre française (groupe néo-fasciste dissous en 2013 après la mort de Clément Méric), ont pu parader en dossard fluorescent sur les Champs-Élysées [2]. De même, traditionalistes, royalistes de l’Action française ou vétérans du Gud reconvertis dans la mouvance hooligan, se sont régulièrement invités dans les défilés parisiens. Il y eut aussi le cas d’Hervé Ryssen, essayiste antisémite et négationniste qui fit la couverture de Paris Match, le 6 décembre, photographié un drapeau français sur l’épaule lors d’une manifestation parisienne. L’hebdomadaire plaidera l’ignorance...

En dehors de la capitale, les identitaires de tout poil étaient également de sortie à l’image des militants du Bastion social à Chambéry. Ou de ceux de l’Alvarium, le bar identitaire d’Angers, qui ont pris la tête du cortège le 15 décembre avec une banderole « Arrêtez les islamistes, pas les Gilets jaunes ». Une semaine auparavant, c’était Lyon qui avait vu des Gilets jaunes marcher en première ligne avec une bannière contre le Pacte de Marrakech [3].

Pour compléter ce sinistre tableau de famille, les antisémites d’Égalité et Réconciliation se sont penchés dès fin novembre sur «  cette révolte populaire contre l’argent-dette », dette qui aurait été mise en place par les juifs à l’instar de « Goldman Sachs et du gang Attali  », selon le gourou Alain Soral... Depuis, ce dernier n’apparaît plus publiquement sans son gilet.

Dans la foulée, Dieudonné et son fan-club ont aussi endossé la chasuble fluo. Répondant à l’appel d’Éric Drouet à se réunir à Montmartre le 22 décembre pour l’acte VI de la mobilisation, une vingtaine de groupies du comique-troupier antisémite s’illustreront au pied du Sacré-Cœur en entonnant le « chant de la quenelle » [4].

Le piège (à rats) du RIC

Depuis le début du mois de décembre, la revendication du référendum d’initiative citoyenne (RIC) est venue se substituer aux revendications sociales du mouvement. Sous son apparente exigence de démocratie, l’irruption est loin d’être anodine. Cet outil référendaire a notamment été théorisé par Étienne Chouard au lendemain du vote sur le Traité constitutionnel européen de 2005, dont il avait décortiqué méticuleusement tous les aspects néo-libéraux et antidémocratiques. Mais dès 2008, ce professeur d’éco-gestion, un peu perdu politiquement, avait multiplié les accointances avec les sphères confusionnistes, une certaine complaisance avec Alain Soral, ou encore avec François Asselineau, dont il a soutenu la candidature à l’élection présidentielle.

Le 6 décembre dernier, Maxime Nicolle annonçait vouloir rencontrer Étienne Chouard pour « en savoir davantage sur ce référendum d’initiative citoyenne ». Deux jours après, une conférence commune de deux heures sur le RIC était organisée. Lors d’une conférence de presse, le 13 décembre à Versailles devant la salle du Jeu de paume, Maxime Nicolle et Priscillia Ludosky, une autre figure des Gilets jaunes, déclaraient : «  Nous faisons le serment de ne pas nous séparer avant d’avoir obtenu la présentation devant le peuple français par RIC du recul des privilèges d’État et de la baisse des prélèvements obligatoires.  »

Par son pouvoir de séduction, la campagne en faveur du RIC a offert un regain de popularité à Étienne Chouard [5], tout en mettant sous le tapis les velléités de justice sociale des Gilets jaunes. Et il permet d’offrir à Macron une porte de sortie qui ne menacerait en rien les intérêts de l’élite politique et économique.

Réduire à ce bricolage institutionnel un mouvement qui a su instaurer un vrai rapport de force avec le pouvoir risque de l’atomiser. Ce serait une aubaine pour les groupes de pression réactionnaires qui instrumentaliseraient la voie référendaire afin de faire régresser les droits politiques et sociaux. Ainsi, Éric Zemmour s’est prononcé pour le “référendum populaire” — qu’il invite à ne pas confondre avec le référendum révocatoire qui est « un truc de révolutionnaire de l’extrême gauche » – parce que le RIC pourrait «  démarier les homosexuels [6] ». Et Dupont-Aignan milite, lui, pour un référendum contre l’immigration...

Dernier acte en date des tentatives éhontées de récupération de la contestation par l’extrême droite : fin décembre, la marque « Les Gilets Jaunes » était déposée par Florian Philippot, dissident du FN, en vue des élections européennes de mai 2019… Sans vergogne.

Mickaël Correia

La Une du n°172 de CQFD, illustrée par Cécile K. {JPEG}

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Ce texte est une version mise à jour le 6 janvier d’un article issu de notre dossier « Les pages jaunes de la révolte ». Ces 15 pages consacrées aux Gilets jaunes se trouvent dans le n°172 de CQFD, paru en janvier 2019 (et dont il nous reste quelques exemplaires à la rédaction).

En voir le sommaire.

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Quelques articles publiés en ligne :

  • Et soudain, la Macronie trembla – De quel peuple est ce gilet ? > Depuis plus d’un mois les qualificatifs se bousculent pour tenter de comprendre la vague jaune qui a foutu un sacré coup dans les gencives de la start-up nation : inédit, hétéroclite, factieux, nouveaux sans-culottes, jacquerie en réseaux, mouvement sans tête, populisme... Une certitude : cette révolte a chamboulé beaucoup de repères.
  • Violences policières – David Dufresne : « Cette répression laissera des traces » > Parcourir « Allô Place Beauvau », le fil Twitter que le journaliste David Dufresne a lancé le 4 décembre dernier pour recenser les violences policières, procure vite une sensation d’écœurement. D’autant que la liste ne cesse de s’allonger. De Biarritz aux Côtes-d’Armor, des plus grandes avenues de la capitale aux ronds-points des bleds les plus paumés, c’est toujours la même histoire : des policiers abusant de leur pouvoir, injuriant, frappant, lynchant, blessant, mutilant... Interview.
  • Saint-Nazaire – « Pas possible de rentrer chez soi après ça » > À Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), l’assemblée générale des Gilets jaunes a su d’emblée se préserver de possibles manipulations d’extrême droite en se déclarant constituée « sur des bases clairement antiracistes ». Retour sur une expérience de démocratie directe à la pointe de la révolte jaune fluo.
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Et pour s’abonner, c’est ici ;)


Notes


[1« L’irrésistible ascension médiatique de Benjamin Cauchy » sur le site d’Acrimed.

[2Yvan Benedetti sera expulsé à coups de poing de la manifestation Gilets jaunes du 1er décembre à Paris par des militants antifascistes.

[3Cet accord international a été adopté le 19 décembre par l’Onu. Il vise à promouvoir à l’échelle internationale « des migrations sûres, ordonnées et régulières ». Pour les identitaires, il ouvre la voie au « grand remplacement ».

[4Chanson reprenant l’air du Chant des Partisans. La quenelle est un geste inventé par Dieudonné rappelant à la fois le salut nazi, le bras d’honneur et le fist-fucking...

[5Le 18 décembre, François Ruffin, défenseur du RIC, a été jusqu’à rendre hommage « aux hommes de conviction  » que sont « Étienne Chouard et ses amis » avant d’affirmer le lendemain que « depuis, Chouard a mis fin à ses étranges liens [Soral et cie] »...

[6« Avec le RIC, Zemmour voudrait “démarier” les homosexuels », Valeurs actuelles, 21/12.



19 commentaire(s)
  • Le 7 janvier 2019 à 09h42, par jules -

    Bonjour, l’article est vraiment utile quant à la sélection de ses interlocuteurs par les médias mainstream ainsi que par "nos représentants politiques". Jusqu’au passage sur Etienne Chouard, celui-ci combat le fascisme de la manière la plus radicale qui soit depuis 15 ans maintenant (en incitant les français à écrire eux même une constitution la plus démocratique possible, donc en empêchant tout tyran de dicter sa loi au peuple Français, son mot d’ordre : "nous voulons instituer nous-même notre puissance" ).

    Oui il prend ce qu’il y a de bon chez tout le monde, tout le monde peut avoir de bonnes idées, si on veut faire société il faut s’y faire. Si Hitler ou Guy Georges disent que 2 et 2 font 4, faut-il compter 5 ?

    Pour le RIC, vous ne précisez pas En Toutes Matières. L’oppression dont les 99% sont victimes est en grande partie due au Droit, les ultras riches s’en servent (d’abord constitutionnellement puis législativement) comme arme de destruction massive des acquis sociaux. Le RIC ETM écrit par nous même (avec organisation de débats longs et éclairant avant vote, à seuil accessible ) est un accès à toutes les revendications sociales qui suivront (forcément.)

    Enfin pensez ce que vous voulez de Dieudonné (il est peut-être raciste) mais prouvez moi que la quenelle (et je connais le sujet) est un geste raciste. Ce n’est ni-plus ni-moins qu’un bras d’honneur (à la base la nageoire d’un dauphin dans un sketch) au goût du jour.

    Nous sommes tous dans le même camp face au 0,01%, pendant qu’on se divise, eux nous déglinguent (« C’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner » Warren Buffett), arrêtons de traquer les "complotistes"/lanceurs d’alertes (il faut laisser dire les fausses pour entendre les vraies), ne dénigrons pas ceux qui ont peur de l’immigration, certains ont des arguments (Bouygues et les gds patrons ont intérêt à avoir une main d’œuvre pas chère, peu exigeante, pr faire pression sur les salaires). Bref l’union fait la force, la division (par le système d’élection) nous fait perdre, tout perdre. Bien à vous

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    • Le 14 janvier à 18h08, par max -

      Réponse à Jules,

      2,3 mises au point :

      "Chouard combat le fascisme de la façon la plus radicale" !!!

      comment peut-il le combattre alors qu’il ne sait pas le reconnaitre ? L’exemple de son soutien à Soral est quand même éclairant. Chouard l’a défendu au prétexte que Soral est dans l’opposition. Mais Mussolini et Hitler aussi ont été dans l’opposition. Et Soral ne cache pas ses sympathies pour le fascisme et le nazisme (et d’autres dictatures pas très tendres avec leurs dissidents...)

      "Dieudonné (il est peut-être raciste)"

      Peut-être ? Alors que ça fait plus de 10 ans qu’il nous ressort (comme son ami Soral) le coup du complot judéo-maçonnique, qu’il passe sa vie à stigmatiser les juifs, à nier les gazages pendant la 2ème guerre mondiale et à sympathiser avec toute l’extrème droite ?

      "ceux qui ont peur de l’immigration, certains ont des arguments (Bouygues et les gds patrons ont intérêt à avoir une main d’œuvre pas chère, peu exigeante, pr faire pression sur les salaires)"

      En effet. Et ces arguments sont à combattre. Ce n’est pas de l’immigration qu’il faut avoir peur mais bien de ceux qui sont responsables de l’abaissement du coût de la main d’oeuvre en France et ailleurs c’est à dire l’Etat et le patronat. Il serait salutaire d’ailleurs de développer et de démonter l’hypocrisie des politicards qui tapent sur les immigrés sans remettre en question le capitalisme dans un plus long article.

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      • Le 17 février à 09h06, par Th.B -

        Oui beaucoup d’ hétérogénéité parmi les gilets jaunes normal nombreux sont celles et ceux qui subissent dramatiquement les conséquences du système capitaliste néolibéral qui règne...donc forcément on y retrouve les fachos qui souhaitent virer le gouvernement pour le remplacer par un ordre autoritaire à même de rerenvoyer les étrangers chez eux et autres délicieuses mesures mais il y a surtout de mon expérience à leurs côtés depuis le début beaucoup " d’egaré.e.s" qui suivent n’importe quel leader qui donne l’impression d’être puissant.e et déterminé.e ...en discutant on constate quasiment toujours que ce qui préoccupe c’est le pouvoir d’achat l’injustice sociale et fiscale l’humiliation subie les craintes écologiques...alors bien sûr l’intérêt du pouvoir comme depuis toujours c’est d’instrumentaliser et détourner mais il ne faut surtout pas entrer dans cce piège notre place est essentielle au sein du mouvement ce qui se passe n’est pas anodin et ceci d’autant plus avec la répression inouïe qui l’accompagne et qui participe à son évolution vers des échanges et des rencontres inédites. Bien évidemment il faut rester vigilant mais passer à côté de cet événement historique serait dramatique et dommageable...

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  • Le 7 janvier 2019 à 12h08, par Gégé -

    La conclusion générale est juste, mais cet article est tout de même rédigé à la va-vite, en particulier le passage sur Eric Drouet. Quasiment tous les éléments tendant à prouver que Drouet serait facho, et notamment qu’il ait voté Le Pen, ont été démontés. Ne reste qu’une vidéo où Drouet ne contredit pas le cinglé Maxime Nicolle, alias Fly Rider, sur le Pacte de Marrakech, mais ne l’approuve pas non plus. Ce qui ne prouve strictement rien. On ne sait pas grand chose de Drouet et il faut rester prudents. On ignore comment un personnage de ce genre peut évoluer s’il est bombardé "leader" par les médias. Mais on ne peut pas non plus accuser à tout bout de champ des gens d’être fachos sans infos sérieuses. On commence à avoir pas mal d’infos sur l’intervention des fachos dans le mouvement. Il y a certes des endroits où ils sont gênants, comme à Lyon par exemple. Mais ils ne donnent le ton général dans aucun secteur. Aucune AG de GJ n’a adopté de mots d’ordres xénophobes et les fachos eux-mêmes sont le plus souvent très prudents. Donc, s’il ne faut pas sous-estimer leur pouvoir de nuisance, il ne faut pas l’exagérer non plus. Si davantage de militants ouvriers participaient au mouvement, les fachos seraient assez vite marginalisés comme cela s’est déjà fait dans un certain nombre d’endroits.

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    • Le 8 janvier à 13h41, par valérie44 -

      "Tous les éléments tendant à prouver que Drouet serait facho... ont été démontés", vraiment ? Le site de l’observatoire des réseaux dit tout autre chose : http://observatoiredesreseaux.info/2018/11/25/eric-drouet-gilet-jaune-ou-chemise-brune/?fbclid=IwAR3UXHHzk3tVJiGh0U5kqO91ghYXxPlfS50aAVSGvZyS1zKYqBvZJ4PzjOQ et le mouvement des Gilets jaunes n’a aucun intérêt/ne souhaite pas que qui que ce soit soit "bombardé" porte-parole, pas plus lui que d’autres.

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      • Le 10 janvier à 17h05, par Micka CQFD -

        Cet article ne dit jamais que Drouet a voté Le Pen mais "juste" qu’il a relayé des publications anti-migrants, complotistes et "anti-racaille"

        Si ça ne suffit pas à susciter chez vous de la méfiance politique je me demande bien ce qu’il vous faut.

        Pour info, le "gentil-Drouet-qui-est-pas-du-tout-craignos-t’as-qu’à-lire-le-papier-de-Marianne" doit voir ce samedi le vice-Premier ministre italien populiste afin de voir comment les Gilets jaunes peuvent utiliser la plateforme du Mouvement 5 étoiles... :https://www.lejdd.fr/Politique/eric-drouet-et-les-gilets-jaunes-vont-ils-utiliser-la-plateforme-du-mouvement-5-etoiles-italien-3835637

        Enfin, ce papier ne cherche pas à réduire pas les GJ à des fachos, bien au contraire. Même si ça fait suer, c’est une réalité factuelle qu’il y a quelques fafs en embuscade au sein de ce vaste et complexe mouvement populaire décrit au plus près du terrain le long de 15 pages de dossier dans ce numéro de CQFD.

        Ne pas vouloir le voir, c’est se mettre de sacrés œillères politiques et c’est même extrêmement dangereux pour la suite du mouvement...

        En tout cas, au vu des commentaires, c’est dingue de ne pas comprendre qu’on peut être à la fois enthousiasmé par les Gilets Jaunes et dénoncer les bruns qui s’y sont incrustés.

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  • Le 7 janvier 2019 à 12h21, par Maud -

    Drouet est loin d’être un idéologue. Il a liké deux ou trois trucs "anti-immigration" et "antiracaille", mais c’est une légende qu’il ait voté Marine Le Pen. Il y a des enquêtes sur Marianne et sur France Inter sur lui.

    ,Je pense que c’est dangereux et pas sérieux de l’enfermer dans un profil d’extrême droite après un procès médiatique ultrarapide ("Il suffit pourtant de taper son nom dans un moteur de recherche...") C’est sûrement un type lambda qui se cherche, qui s’est découvert agitateur et qui, à la faveur du mouvement, peut évoluer sur des positions moins confuses.

    En plus, loin d’être le chouchou des médias, il est devenu la "bête noire", c’est assez naturel en ce moment de se sentir spontanément solidaire de lui face au déchaînement policier.

    C’est dommage que CQFD joue aussi cette carte là, pour le reste, vous avez raison de dénoncer les tentatives de récupérations.

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  • Le 7 janvier 2019 à 19h34, par Laurence -

    Après le "rouge brun" la nouvelle mode serait le "jaune brun" ??? Chouard entre autres est tout sauf antisémite et/ou fasciste et/ou adepte de Soral, comment pouvez vous colporter de telles contre vérités ?

    Lisez également ceci : https://www.marianne.net/politique/eric-drouet-gilet-jaune-et-electeur-du-fn-recit-d-une-hallucination-politico-mediatique?fbclid=IwAR3I8YsYnCMsFYQzo9CmZVAfusz4sYmtJzBf0y3vJsrGxPfGNR_KI0mTngE

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  • Le 7 janvier 2019 à 19h53 -
  • Le 8 janvier 2019 à 02h42 -

    Non mais, ça vous ferait mal de juste accepter qu’il y a de tout dans les GJ, mais surtout des gens qui souffrent et en ont assez d’être traités en chair a enrichir des voyous mafieux en cols blanc tout simplement. Vous me faites bien rire en parlant de racistes et fascistes, il n’y a pas plus raciste et fascistes que les 1 % des plus riches en ce monde !!!

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  • Le 8 janvier 2019 à 06h36, par gab -

    Quelques erreurs dans cet article :

    - il est faux de dire que le RIC a supplanté les revendications sociales chez les gilets jaunes. Pas chez ceux de la "France en colère" en tout cas, qui demandent aussi une baisse des taxes sur les produits de première nécessité et une diminution de la rémunération des elus. De plus la quarantaine de propositions qu’ils portaient au debut n’ont pas disparu mais elles seraient soumises au RIC.

    - dire que le RIC a été mis au point par E.Chouard sans rappeler qu’il est aussi depuis longtemps au programme de la FI ce n’est pas très sérieux.

    On se demande ce que l’auteur veut démontrer au juste, serait-il nostalgique de la politique à l’ancienne ?

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  • Le 8 janvier 2019 à 13h46, par valérie44 -

    Il faut un peu de lucidité et moins de complaisance vis à vis de cell.eux qui tentent des actions visant à se rendre visibles et à coopter la position de leader des Gilets jaunes car cela se fait au détriment du mouvement. Qu’est-ce certain.e.s ne veulent pas comprendre ? Les GL ne veulent pas de représentant.e.s, il.le.s ne présentent pas de porte-parole, il.le.s l’ont prouvé à de multiples reprises. C’est ce qui fait en grande partie leur réussite. N’aidons pas à leur récupération, par qui que ce soit ! Faire le contraire c’est payer un enterrement de 1ère classe au mouvement.

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  • Le 13 janvier 2019 à 18h43, par une affranchie -

    Je vous signale un article qui réfléchit à la thématique du RIC et du mouvement des gilets jaunes, depuis la Suisse où initiatives populaires et référendums sont fréquents.

    http://laffranchi.info/ric-la-suisse-peut-elle-absorber-la-france/

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  • Le 30 janvier 2019 à 10h48, par BrianIsInTheKitchen -

    Bonjour,

    Il me semble que le brun doit être dénoncé non-seulement chez les Gilets Jaunes, mais partout où il se présente, et notamment du côté des dirigeants politiques. J’aimerais juste rappeler un fait marquant de l’année 2018 en ce qui concerne les avancées du national-socialisme en Europe, et ensuite revenir à cet article sur les Gilets Jaunes.

    Le 11 juin 2018, le premier ministre ukrainien Andrei Parouby - co-fondateur du parti national-socialiste antisémite Svoboda, dont le symbole était à la base le sigle d’une division de blindés SS de la Seconde Guerre Mondiale - visite la France et est reçu par François de Rugy. Votre site, dont 95 articles contiennent le terme "nazi" et jamais en bien (j’imagine, car je n’ai pas pu tout lire), n’a publié aucun article contenant le terme "Parouby". Il semble pourtant probable que l’augmentation des actes antisémites en Ukraine, sans précédant en Europe, ait un lien avec la montée au pouvoir de dirigeants nazi et antisémites depuis le Maïdan en 2013/2014.

    Il y a chez les Gilets Jaunes des fascistes qui expriment des idées dangereuses, mais je ne pense pas que cela puisse avoir plus d’importance que la visite d’un premier ministre national-socialiste à notre gouvernement. Vous avez para ailleurs parfaitement bien dénoncé les nazis antisémites d’Aube Dorée en Grèce.

    Alors pourquoi cet oubli ?

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  • Le 30 janvier 2019 à 11h14, par Un chien rouge -

    Pourquoi cet oubli ? D’abord merci d’attirer notre attention sur cette question.

    Ensuite, CQFD ne prétend pas à l’exhaustivité, nous traitons les sujets en fonction de nos moyens, qui sont dérisoires. La situation en Ukraine, dans toute sa complexité, vous avez raison, a globalement échappé à nos radars... ou presque, puisqu’en octobre, nous avons publié cet article :

    http://cqfd-journal.org/Joujoux-occidentaux-pour-nazillons

    Voilà, la liste est longue des sujets que nous avons peu traités, mais nous essayons de faire au mieux en fonction de nos possibilités, croyez-le.

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    • Le 30 janvier à 15h11, par BrianIsInTheKitchen -

      et bien, c’est un oubli que j’ai pu constater sur pas mal de sites libertaires / anarchistes / antifas que j’ai pu consulter. En fait je n’en ai pas trouvé un seul pour en parler. Et pourtant cela ne date pas d’hier, car déjà en 2014 des ministres national-socialiste avaient été nommés, ministres issus du parti Svoboda, qui a été classé 5ème au palmarès des antisémites, ce qui laissait entrevoir ce qui se passe maintenant en Ukraine. Mais le plus grave est que des hauts dirigeants européens et américains ont encouragé cela.

      Pour revenir à l’article "du brun dans le jaune", j’ai l’impression que parfois, en caricaturant un peu, les anarchistes / libertaires / antifas s’occupent plus de 2 ou 3 quenellistes qui portent un gilet jaune à ananas, que de faits bien plus graves. J’estime que l’implication de nos dirigeants, européens, américains, avec des nationaux-socialistes qui ne cachent rien de leur antisémitisme, est gravissime. Surtout qu’il n’est plus question maintenant de douter de leurs intentions, étant donné l’augmentation des actes antisémites en Ukraine.

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Par Mickael Correia


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