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Enquête sociologique à la Brasserie de la Plage avec le Père Weill

« Ça finira au tragique ! »


paru dans De l’autre côté du papier, par Henri et Richard, les deux laquais de la critique sociale, Images par Dankjewel
mis en ligne le 19/03/2020 - commentaires

Dans le cadre d’une enquête sur le monde des routiers, deux sociologues ont rencontré le tenancier de la Brasserie de la Plage en banlieue de Dijon. On leur avait assuré, s’il y a bien un mec à voir pour ce reportage, c’est lui, c’est l’Indien. Sauf qu’à Dijon, t’as pas la mer, t’as plus de routiers, t’as jamais eu d’Indien. D’ailleurs, t’as pas d’enquête sociale, tant le Père Weill, c’est son nom, leur aura fait la démonstration que le terrain est en mesure de livrer à lui seul toute la puissance de ses armes. Alors il n’y a eu qu’à tendre l’oreille. Le Père Weill est sourd, et il avait à hurler à la face du monde toute la colère qu’il adresse à la canaille étatique. Pas d’appel, aucun mot d’ordre, mais simplement le cri d’une saturation sociale.

« C’est vous le Père Weill ? » « Ouais. Pourquoi ? » « On fait un reportage sur le monde des routiers, et on nous a dit de venir vous voir. » « Oh, j’ai pas le temps là, je bricole là-haut. Faudrait repasser demain. Mais rentrez donc, là. » Le Père Weill enchaîne direct : « On peut plus travailler, ils te rackettent ces enculés. » « Qui ça, l’État ? » « Bon, assis toi deux minutes va. Ben l’État qui te rackette, ouais. Ils veulent plus que les jeunes comme vous, ils travaillent. Avec tout ce qu’il y a à payer, les jeunes peuvent plus travailler. Euh... commendon’… Regarde la télévision là dans le bar, ils te prennent 300 euros par mois, en étant propriétaire de la télé hein. La Sacem, pareil, t’as les droits à payer une fois par an, les droits audiovisuels, les droits de clientèle. T’as encore CINQ droits comme ça qu’ils te prennent. Ils t’imposent. On fait que de payer, que de payer hein. J’ai 79 ans là. 80 balais bientôt. Alors je vais pas travailler à mon âge. J’ai 35 ans de brasserie moi. Moi, je suis connu. J’avais de tout ici, beaucoup de camions. Y a pas longtemps que tout a changé. Ça a changé Dijon hein. Vous êtes de Dijon ? » « Non, on est du Nord nous. » « T’es un ch’ti donc ? » « Ouais. Et sinon les routi... » qu’on essaie de lui dire.

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Mais le Père Weill s’en bat l’espèce, il continue à déballer : « Bon, commendon’, droit de terrasse, taxe foncière, taxe d’habitation, taxe immobilière, ils te prennent 100 euros par mois de taxe foncière, t’rends compte ?! C’est pas mal pour un petit truc comme ça. Pis t’as le comptable, 300 euros par mois à payer. » Trois personnes entrent dans le bar. « Et pis l’URSSAF… Tiens, ça, c’est ma femme, ma première, pis les petits enfants de l’une de mes filles. Après, t’as encore la TVA, taxe d’habitation, 100 euros par mois. Après, la maladie, la caisse complémentaire, t’as, comment que t’appelles, commendon’, la taxe des entreprises, la lumière, ils te prennent 53 euros en plus pour la lumière. Après, t’as les produits d’entretien, le portable, le fixe. Après, t’as, euh… commendon’… T’as le papier hygiénique, t’as les torchons, t’as le sopalin, tous les produits d’entretien quoi. Voilà ! Ils veulent plus que les jeunes travaillent. C’est ça ! Ils veulent que tous les jeunes soient au RSA. Comment ils vont faire pour payer ? Rien que la location qu’ils me prenaient au mois le Crédit Agricole. T’sais, pour passer la carte. Quand tu paies, tu paies à la carte maintenant. 300 euros par mois t’rends compte ? La location de l’appareil, ils t’entretiennent l’appareil, mais le papier à côté, ben faut bien que tu l’achètes ! Et encore, ils te piquent 10 % sur la carte des clients, le Crédit Agricole, t’rends compte. Tu peux plus, tu peux plus. Alors oui, tu gagnes du pognon, mais tout est pour eux. Ils te rackettent quoi. Pire, ils font des lois pour te racketter. Voilà. »

« Dans la vie, y a pas que le cul, y a l’amusement »

Tandis qu’on commence à saisir que l’angle nous échappe, on tente de recentrer l’enquête sur le monde des routiers : « Bon, et sinon, les routiers ? » « Tous les routiers, ils ferment les gars. Y en avait plein à l’époque des routiers ici. À côté de Dijon, t’avais un routier avec un parking pour 200 camions. Eh ben le mec il a fermé. Eh ben ouais, tous les mecs, ils travaillent que pour donner à l’État, comment veux-tu ? » On lui demande où sont passés tous les routiers. Le Père Weill se lance dans l’inventaire de tous les relais routiers qui ont fermé dans le coin : « À Plombières, à Sambernon, etc. Partout, ils ont fermé les routiers. Y a plus que le centre logistique à Longvic maintenant. » À ce moment, le père Weill se lève, va farfouiller dans ses archives, un vieux sac en cuir noir, et en sort un bout de papier jauni jusqu’à la fibre signé du préfet. «  C’est la médaille d’or de la famille française de quand t’avais beaucoup d’enfants. J’ai eu 13 enfants, 8 filles et 5 garçons. Mais 10 avec ma femme, les 3 autres, c’est à part. » Le Père Weill nous raconte qu’il a tenu un bar routier à Lure, à 170 km de Dijon, dans les années 70. « À Lure, t’avais un paquet de cafés à l’époque, au moins 50. C’était une ville de garnison, t’avais au moins 2 000 troufions. En 1970, je te parle. Tous les plus grands voyous d’Orange venaient là. La légion quoi. Ils étaient mutés à Lure. C’étaient les régiments disciplinaires à Lure. Ils ont tout évacué ailleurs, alors ils ont mis tous les voyous à Orange. Et à la place de la caserne, ils ont construit un hôpital, un CHU. »

On lui demande pourquoi les routiers ont tous fermé à Lure. Le Père Weill s’emporte : « Eh ben, l’interdiction de fumer dans les bars. L’interdiction de boire dans les bars. Enfin de trop boire. À Dijon, c’est pareil. En l’espace de dix ans, t’as au moins cent bars qui ont fermé, environ, à un poil près. » On lui demande si c’est compliqué de ternir des bars, mais le Père Weill nous coupe sèchement : « Les jeunes comme toi, qui vient avec une copine manger, eh ben, ils aiment bien fumer une petite cigarette. Le gars pis la femme, y’a des femmes aussi qui fument, même que ça veut pas fumer. Les gens aiment bien fumer une petite cigarette après manger, alors voilà, ils ont foutu en l’air la convivialité des bars. Dans les bars, t’avais le rondeau, c’était un jeu rond comme ça... » Dans nos Flandres natales, il y a le jeu de tonneau, la grenouille comme on l’appelle, mais pas de rondeau, alors on demande seulement à préciser : « Y avait des jeux de... » Mais le Père Weill nous hurle dessus, genre tais-toi, et écoute ce que je t’explique : « C’était la convivialité ça, les jeux en bois, les quilles, les bonnes femmes venaient le soir quand… Elles venaient avec la laine tricotée. T’avais les bals montés, faut voir le monde qu’il y avait. Plein à craquer ! Mais ils ont tout éliminé, t’as plus de convivialité maintenant. Les villages sont devenus morts, parce que y a plus d’amusement dans les villages. C’est une France morte. Une France morte ! T’as compris ? Parce que nous, on a tous été jeunes comme lui, comme toi, on a besoin de s’amuser. Dans la vie, y a pas que le cul, y a l’amusement. C’est-à-dire la convivialité, rigoler, jouer aux cartes, au tarot, à la belote. Ils ont tout foutu en l’air. Toute la convivialité. Toute !  »

On insiste : « Ils, c’est l’État ? » « Eh ben oui ! C’est le gouvernement qui empêche la convivialité des gens. T’as bientôt un policier par… commendon’… pour 10/15 habitants. Alors les gens restent chez eux cloîtrés. Les gens, ils aimeraient bien sortir, mais y a pas de convivialité, alors on les oblige à rester chez eux avec la télé. T’rends compte, dans le temps, je faisais du musette tous les jours, tous les jours ça dansait là, juste là. C’était bien. On travaillait avec l’ouvrier, et même avec les gens un peu aisés, la moyenne classe et la classe supérieure. Je faisais bar-dancing, et pour le resto, steack-frites-salade, c’est tout ce que je faisais. Mais je travaillais, attention, je travaillais. » On lui demande si les routiers roulent encore sur la nationale devant chez lui. « Ben nan. Ils passent plus, ils ont plus le droit ! T’as encore quelques routiers, mais quasi plus à cause de la Lino. La rocade là, elle a ouvert il y a quatre ou cinq ans. Les routiers sont obligés de l’emprunter. Ils veulent plus que les camions entrent en ville. C’est un métier qui disparaît. Maintenant, ils font ça en… Comment que t’appelles… Ils font ça en gros format quoi. Les routes comme ici, elles sont interdites aux gros camions. Ils doivent passer de 5 à 7 heures du matin. Ils partent par la Lino, les gros camions, et doivent aller à la gare routière porte neuve déposer leurs marchandises. Et pis le particulier, ben il va là-bas chercher sa camelote. C’est fini, c’est fini ! » On lui demande pourquoi. Question conne, réponse courte : « Parce que c’est comme ça. Voilà, ils ont foutu en l’air toute la convivialité. »

« C’est la dictature, voilà, t’as compris »

On tente un énième truc, histoire de redonner un peu de vitalité à la sociologie de terrain : « Et sinon, vous vous connaissiez entre tenanciers de routiers. » « Hein ? » On tente plus fort : « Vous vous connaissiez entre tenanciers et routiers ? » « Oh, ben ici, t’avais des routiers ouais. À Comblanchien, t’en as un grand. Note le, ça, Comblanchien. » Obéissant, on note. « On va aller voir ouais, on va aller voir à Comblanchien. » Mais le Père Weill en a strictement rien à foutre du déroulement de l’enquête, et revient encore à ses histoires de pognon : « Le RSI, je suis en procès avec eux moi, ils m’ont foutu un contrôle fiscal en 2011. Ils m’ont volé 300 000 euros. » Sceptiques, comme sur le reste, on lui dit calmement : « C’est beaucoup 300 000 euros, non ? » « Ben oui ! Ils te rackettent que je te dis. C’est les gros dodus qui nous rackettent. Ils m’ont racketté 30 ans de salaires moi. » « On va aller voir le truc, à Comblanchien. On peut repasser demain donc si c’est mieux pour vous ? » Mais le Père Weill lâche rien. On voulait de l’info, eh ben on va être servi : « De 7 à 16 ans, j’étais en ferme, moi. De 16 à 24 ans, aide couvreur. Et de 24 à maintenant, à mon compte. Bref, ils m’ont pris tout ce que j’ai gagné. Mes placements, Tout ! Ils m’ont piqué tout mon pognon ! Ce qui veut dire que j’ai bossé 30 ans pour rien. Pour eux. Alors j’ai dit, je vais prendre ma retraite. J’en ai marre de bosser pour ces enc… ces connards là. Les impôts, le RSI, ils m’imposaient pour trois. Ils me demandaient… Combien ? 20 000 euros tous les trimestres. Ils veulent que je fasse la pute pour eux ou quoi. T’rends compte. Le RSI. D’façon, le RSI a foutu sur la paille tous les commerçants d’ici. Y avait l’Italien là par exemple. Il était marchant de poulets. Ils passaient par jour 200 poulets l’Italien, cuits hein. Eh ben, ils lui sont tombés dessus le RSI. Et ils l’ont lessivé, l’Italien. »

Y a plus moyen de sortir de l’embuscade : « Et si on passe demain après midi, c’est bien pour vous ? » Mais il se moque de ce qu’on tente de dire, c’est lui qui mène la danse : « Ils veulent plus que les jeunes gagnent du pognon. En ville, ils veulent plus que tu fasses du bruit. Les flics, dès qu’ils voient un bistro qui est ouvert après minuit, ils l’emmerdent. Ils veulent le fermer. Ils veulent le calme en ville… Le maire, il dit qu’il faut pas “déraaanger” [imitant les grands airs de la bourgeoisie]. Le maire, il faut qu’il dorme comme un loooiiir [les grands airs encore]. T’as compris, c’est des conneries ! Nous, quand on était jeunes, on chantait dans les rues, ils nous ont jamais emmerdés. Nan, c’est fait exprès que j’te dis. Ils veulent des villes mortes. Il veulent plus qu’il y ait des jeunes qui mettent un peu de gaieté. Ils veulent plus de gens… Des villes mortes ! C’est saturé par ces gros dodus qui veulent plus que tu travailles. Ils sont là, avec leur gonzesse, à bien se la jouuueeer, à bien boufffeeer, et pis racketter les gens ! Compte tout ce que je t’ai dit t’a l’heur » On essaie de temporiser un peu : « C’est vrai que c’est compliqué... » Mais il nous coupe encore : « Nan ! C’est pas compliqué ! À l’époque, ça marchait. mais t’occupes pas, c’est pas le Macron qui va aller se promener sur le trottoir hein. Il a foutu la France en l’air cet enculé. On disait d’Hollande, alors ouais, il a fait du mal aussi, mais moins que lui hein. Encore, manifester une fois ou deux dans l’année, mais là, c’est presque tous les jours avec les Gilets jaunes. Ça va finir au tragique leurs conneries. Ça va finir par le tragique. Ça va finir au tragique. Ça finira au tragique. C’est malheureux. T’rends compte, casser la gueule aux jeunes dans les manifestations. Pourquoi ils y vont pas eux, ces gros dodus des bureaux, avec les jeunes, hein ? Si c’étaient des bons chefs d’État… T’as vu de Gaulle, il allait dans la rue. Mitterrand, il allait bien dans la rue aussi lui. Et on les a pas attaqués. Mais eux, ils veulent pas y aller. Parce qu’ils prennent le pognon de tout le monde. T’as bien vu Bayrou, il est encore en examen. Fillon, en examen. Tous, ils sont tous en examen ! Alors, les jeunes comme vous, ils se disent, on va pas bosser pour des enculés pareil. Tu vas pas me dire que tu vas voter encore pour ces enculés. On peut plus rien faire ! C’est comme ils disaient nos vieux… Comment qu’ils disaient nos vieux… Ils disaient… Euh… Quand on serre les gens comme ça… » « Pris en étau vous voulez dire ? » « Non. Euh… Ça a un nom. Mais je me rappelle plus comment que c’est… C’est la dictature. Voilà, t’as compris ! La dictature ! »

« Les jeunes iraient bien leur casser la gueule et tout à ces enculés »

« Le gouvernement rackette les gens. Et pourquoi ? J’te le demande. Les jeunes, quand il y a une grève, ils iraient bien dans l’Élysée, là-bas, leur casser la gueule et tout à ces enculés. Mais t’as bien vu, elle est protégée l’Élysée. Ils font des mouvements de grève, mais c’est pour que les jeunes se battent entre eux. Ils veulent déclencher une guerre civile. Une guerre civile ! » On lui demande s’il est allé manifester, lui, pour les retraites. « Ben non, à 80 balais, qu’est-ce tu veux. Je vais pas aller me foutre en l’air. J’ai déjà une hanche qui déconne. Mais faut y aller les jeunes. Même si Macron, il est bien content que les jeunes font l’affrontement avec les CRS tous les samedis. Mais les CRS, c’est des gens comme toi, c’est pas de leur faute, c’est le gouvernement qui les pousse à taper sur leurs frères. T’as bien vu l’autre, ils lui ont crevé l’œil à Paris. Les jeunes manifestent, mais on les condamne. Les flics leur foutent des coups de bâton. Faut bien se défendre, non ? C’est comme toi, on te fout un coup de matraque, tu vas pas de défendre peut-être ? Allons ! Mais quand ils sont tombés sur le boxeur là, ils ont pas fait les mariolles hein ? Il en a étendu trois quatre. Et pis, sans couteau, sans rien. Mais comme ils savent que les jeunes, c’est des faibles, le gouvernement profite de ça pour nous foutre tous dans la merde. Comme ça, ils disent, les jeunes, ils vont venir manifester, mais ils en profiteront pour te prendre tout ce que t’as, et tes parents aussi. C’est comme ça les gros dodus, ils te rackettent ! Ça a toujours été comme ça. Prends l’Histoire de France. Le temps des rois. Le roi était au château, et le petit, ben il allait travailler dans les champs. Il ramenait tout au roi, avec son cheval. Et le roi, ben il donnait quasi rien aux gens. Pas de partage ! T’as compris ! Regarde, dans les administrations, ils touchent 2 000 euros par mois, si c’est pas 3 000. Dis moi, pourquoi un jeune comme toi ou comme lui, il toucherait pas la même chose. On a bien les mêmes valeurs, non ? T’es bien un être humain comme les autres, non ? Pourquoi lui, il aurait 3 000, et toi, t’aurais que 1 000, hein ? Elle est là l’injustice. Tout a toujours été que pour les gros, jamais pour les petits ! T’as compris ? Ça n’ira jamais. Les retraites, c’est pareil. Moi, j’étais commerçant, j’ai 700 euros de retraite par mois… » « Ben ouais, c’est pas beaucoup » qu’on lui dit. « C’est honteux ouais ! Alors, ils te disent... “Oui mais vous payez pas de loyer”. Mais même que je suis propriétaire, ça a rien à voir. Ils se foutent de ma gueule. Ma femme, avec 13 enfants, elle a travaillé dans le textile, elle a travaillé à Dijon. Elle a 75 ans, ils lui donnent 680 euros par mois, t’rends pas compte ? À une mère de famille qui a élevé 13 enfants. Honteux ! » « Et Personne voulait reprendre votre affaire ici ? » « Ben si, mon fils, mais il a peur de se casser la gueule, et de devoir payer. Voilà. »

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On se lève, décidés à aller au routier de Comblanchien avant qu’il ne fasse nuit. En l’état, on était pas prêts pour la baffe qu’on venait de se prendre. De toute façon, on reviendra demain. On ouvre la porte, poignée de main. Le Père Weill en lâche une dernière : « Ce qu’il y a, tu vois, s’ils avaient laissé la chance de fumer aux gens, dans le bar, là, on serait plein tous les jours, même la nuit, à bloc. Là, tu peux ouvrir 24 sur 24 dans un bar comme ici, t’aurais du monde. Mais l’interdiction de fumer et de trop boire, ça a joué. Les jeunes veulent fumer leur petite cigarette, même qu’ils fument pas beaucoup, c’est parce que c’est le geste comme ça. T’en as qui avalent pas la fumée, c’est une manie. Ça les détend. Voilà. C’est comme le mec qui prend une femme, si elle baise pas, le mec, il en veut pas. Qu’est-ce tu veux qu’il en foute… Il rigole le petit jeune là. Ça lui développe le cerveau. Quand il sera vieux, il dira, j’ai trouvé un vieux, ben il disait bien la vérité. Et puis la santé hein. A’revoir. »

La brasserie de la plage est en vente depuis avril dernier. Le Père Weill a pris sa retraite.

Propos recueillis par Henri et Richard, les deux laquais de la critique sociale


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